D.-L. Gilbert, Regnard, sa Vie et ses Écrits
“ Regnard ne lui a pas même donné cette générosité accidentelle qu’on attribue au joueur heureux : quand il a de l’argent, il le garde ; il ne veut ni racheter le portrait de sa maîtresse, ni payer ses créanciers ou son serviteur ; il réserve tout pour sa seule passion, sa maîtresse véritable, le jeu ; et lorsque enfin il est abandonné de tous, même de son père, même de l’honnête et trop crédule Angélique, il ne regrette rien, ne s’excuse de rien, et finit par un mot qui est un dernier trait de son incurable caractère : Le jeu l’acquittera des pertes de l’amour ! ”
