Gaston Milcent

Élements biographiques

Gaston Milcent Portugal et Bragance (1872)

Mais si le Portugal employait les navires des Espagnols, c'était à ses frais. Et déjà tout le monde fuyait le service du Portugal.
Il faut toujours un édifice à une nation, une famille à un peuple : le maître paternel d'un peuple c'est son roi, dans ces contrées toutes monarchiques. Certains Portugais, dont la famille se rallia naturellement ensuite à la maison de Bragance, se soumirent à la Castille comme des esclaves ; c'est ainsi que s'en allaient le nom et la réputation des Portugais, si universels. Le Portugal, sans flottes, était une torche sans lumière.
Source : Gallica

Gaston Milcent Portugal et Bragance (1872)

Cette espèce de révolution d'Evora avait vivement ému l'Espagne, et, en 1638, quelques troupes marchèrent ; deux citoyens de la classe ouvrière, Sesnando et Berrandas, furent été exécutés en effigie ; puis tout était rentré
dans un calme apparent : mais c'était le volcan au repos.
La nation, décimée par la tyrannie, s'indignait de jour en jour. L'Espagne ne voulait pas lui faire grâce ; on disait même que le Portugal allait être rayé de la liste des royaumes : on effacerait jusqu'à ses souvenirs en l'annexant à la monarchie espagnole.
Source : Gallica

Gaston Milcent Portugal et Bragance (1872)

Il possédait aussi une noblesse politique : le roi Emmanuel lui avait décerné le titre de grand de Portugal.
Au règne d'Emmanuel est encore attachée l'illustre figure d'Albuquerque. Comme Vasco de Gama, le grand navigateur, Alfonse d'Albuquerque, le grand capitaine, fut vice-roi des Indes qui appartenaient au Portugal.
Albuquerque songea à étendre la puissance portugaise dans tout l'Orient de l'Asie. « Ne pensez jamais, disait-il, qu'à la gloire et à l'avantage du Portugal. »
Il mourut à Goa, avec les surnoms d'Albuquerque le
Grand, et de Mars portugais.
Source : Gallica

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