Jean-Marie Dessaix

Élements biographiques

Jean-Marie Dessaix,  De la Médecine conjecturale soi-disant rationnelle et de la médecine positive… (1843)

“ La médecine d'Hippocrate et celle de Galien, la médecine de Slahl et celle de Boërhaave, celle de Brown et celle de Broussais, sont toutes des médecines rationnelles, dans l'acception généralement admise de ce mot.
Il y a donc bien des médecines rationnelles, et pourtant il n'y a qu'une raison !
C'est que médecine rationnelle ne veut point dire médecine essentiellement fondée sur la raison, mais médecine raisonneuse, médecine dont, au défaut de l'expérience, le raisonnement est forcé de faire la plus grande partie, à lui seul, en attendant mieux et pour arriver à mieux.
”
Source : Gallica

Jean-Marie Dessaix,  De la Médecine conjecturale soi-disant rationnelle et de la médecine positive… (1843)

“ Observer n'est pas un précepte de médecine, c'est la base de tout savoir, c'est la racine de l'arbre de Bacon; il y a de bons et de mauvais observateurs chez vous comme chez nous, comme dans toutes les sciences; et pourtant toutes les sciences font leur chemin , la médecine seule se traîne en cul-de-jatte bien loin derrière elle.
Est-il raisonnable d'en rejeter toute la faute sur nos mauvais observateurs, et faut-il absolument, pour l'honneur du corps médical, proclamer qu'il renferme à lui seul plus d'esprits faux, plus débrouillons et d'ambitieux que toutes les autres carrières ensemble?
”
Source : Gallica

Jean-Marie Dessaix,  De la Médecine conjecturale soi-disant rationnelle et de la médecine positive… (1843)

“ Monsieur, si pour étancher la soif dont se meurt un infortuné, si, pour consoler un ami dont le cœur est souffrant, nous avions besoin de connaître la nature des lésions dont un verre d'eau ou un serrement de main va débarrasser la moëlle alongée, la moëlle épiniére, les plexus nerveux, où en serait la pauvre humanité? Et pourquoi nous embéguiner dans ce cas, d'une expérimentation qui ne sera utile que le jour précis où la pathologie nous aura appris ce que rien ne nous apprendra jamais, la nature des lésions, vitales surtout? ”
Source : Gallica

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