“II y a icy un hofpital pour les vieilles : gens 8c pour les pauvres paflagers , 8c un ι autre, où il y a des petites maiions pour les enragés, &la faje hautepour les pauvres j le tout fort proprement 8c nettement.”
“Si Ies chemins font rompus, on peut aller par batteau , telle ment que ceux qui trafiquent ne ibnt jamais en peine de trouver des commodités, les Hollandois trouvent toûjours des reme des contre Ies fafcheux accidens des faifons. 11s font prefque environnez de lOcean, du quel ils tirent de tres-grandescommoditez, Sc cette Province , quoyque tres-petite, vaut pour lemoinsautantqu'uneautrequi áèroit dix fois plusgrande: auffieftelledix fois plus peuplée. Ce qui fait que quoy qu'eîle foit tres-fertille, elle ne peut pas fournir' afíes de proviíións pour.”
“JEfinis ce livredesdelicesdela Hollande, en priant Dieu qu'il benifle la parterre qui Ies produit, 8c enconjurant leledleur de faire cetterefleélion ; qu'il faut bien qu'il y aye des fatisfaftions dans Un païs, où la paix habite, où tout le monde trafique, où la liberté regnej & où toutes les nations tranf portent leurs threfors.”
“Vous pouves croire que Jamais uncriminel à Ia Veiile de foh execution ne fut plus rejoiiy de la, veníie de fa grace ineiperée, que le furent ces pauvres gensj lorsqu'ils fortirent de burs chalouppes pour fe refraiichir Quelques -joursapres, ayant reçeu beaucoup d'inquie tudes des Barbares & apres avoir fouffert de grands maux , ils arriverent à la flotte Hollandoife, 2c rendirent graces à Dieu de leur delivrance.”
“Touteslesnuits, dépuisneuf heuresjuf ques à quatre du matin, en hy ver, il y a des hommes qui vont par Ia ville avec un cliquet , crians les heures 6c Ies autres les :demies heures. Ils font encore obli gez de ramener en leurs maiions ceux qui font enyvrez ou égarez. Ils prennent gardeaufeu, avertiflent ceux qui n'ont pas bien fermé leurs portes , ou leurs bouti ques" ; efcartentles larrons & fe rendent fort necefíaires. En Efté ils partent à dix heu res 2c fe retirent vers les quatre heures. Ceux qui les attaquent font fort chaftiez, Scd'eutuer un, c'eft uncrimeirremiífible.”
“La France qui ne donne jamais que des heros , avoit pref que remply les vaiiTeaux de cette Flotte Viélórieufe de nobles volontaires , ,£c de gens de condition, qui n'ayant pasd'em ploy dans leur pais , pour y exercer leurs courages, eftoient venus en Hollande pour y fignaler leur valeur, comme l'experiencc lafaitvoir.”
“On brdonna des bõulangers qui faifoient du pain de feigle que la ville leur fourniiToit, 2c le donnoient a meilleur marché àceux qui aportoient des mereaux pour marque de leur indigence. Tous les ans au mois d'Auril, Meifieurs vont par la rue, & un chacun doit expofer devant fa maifon fon efchelle à feu, Sc les garde feaux avec les voiles de chaquerue, les rengent auflî pour eftre vifitez , afin que fi le feu fe prend en quelque maiion, tout foit incontinentpreftpourl'efteindre : coûtume louable 8c qui s'obièrve exafte ment par toute la Hollande.”
“Comme elle a icy íès Direâeurs qui font Iès maitres, ellë a aufli par, de Jà un Gèneral qui gouverne la Police avcc grande authorité, qui donne les ordres,Sc quï demeure là, ii Iongtemps qu'il plait à la dite compagnie.On dit qu'elle a plus de dix mille jf hommes à ia folde , 6c les offices y ibrit bien I' plus malaiíèz à acquerir qu'ils n'eiloient pac cy devant. Voire pour en obtenir un,il fe faut neceffairement fervir de. rinterceflion de quelquepuiiTantamy. Pour defcrire lès par ticularitez de cette puiflante Compagnie, il faudroitavoir fait leTour du monde.”
“Enfin il eft quafi impofli ble de pouvoir croire que des hommes ie loient rendus dans fi peu detempstantde peuples 8c de Roix, de Royaumes Sc d'E ftats tributaires à leur puiiTance comme ils ont fait, fi je n'eftois pas convaincu dela verité par l'experience mefme. . Le premier Hollandois qui a fait le tour du monde s'appelloit O livier de Nort ,le quel acheva fa carriereentrois ans, apres avoir fouffert de furieufes tempeftes , 8c combatu une infinité de Nations Barbares.”
“La ville eft fi peupléeparl'abord conti nueldetant de pauvres gens , qui fortcnt des dangers de la guerre pour venir travail ler icy, qu'on ne trouve preique point de chambres à loiier dans Ia nouvelle. ville. Les drapsqui s'y font ibnt fi beaux 8c bons que toutes les nations etrangeres en veulent avoir : IIs fe traniportent en Turqie 8c en Afie , voire dans les quatre parties de l'uni- ' vers. On n'en peut faire ailleurs qui ayent Ieluftrefieclatant·, cequifait revivre auffi fort que jamais la drapperie. Les laines'fi nes viennentd'Eipagne, SclesgroiTesd'An gleterre & de Pömeranie.”
“Tout ce qui fe fait icy ell traniporté és Païs étrangers par Mer,2c ceux qui ne fe plaifent pasà demeurer affis Sc à travailler,fe mettent fur un vaiiTeau & vçyagent fur cet element qui leur plait le plus, St fur lequèl il y en a plufieurs qui ont pris naiifance. Entre les Païfans les uns font le beurre 8c le fromage, Ies autrcsgaignent leur pain à .tirer les tourbesqui ibnt tranfportées jufques aux Provinces voifines. Tous lesjours de marché ils appovtent leur beurre, laift, petit laidt, & laift de beurre aux villes,qui férvent de nour ritureaux gensdemétier,dontilsfont grand profit.”
“DE LA HOLLANDE. 207 marché ; parcequ'ils n'avoient à faire qu'a des gens barbares : mais Ies Hollandois ont trouvé beaucoup dc "refîftance, car il leur a falu combattrecontrelesuns Scles autres > avant que de fe pouvoir eftablir , ii bien que leur gloireeftd'autantplus'éclatante y qu'ils y ont trouvé plus de difficultez 8c d'empechemens : Sc qu'ils ny font entrez que par force.”
“Si l'Hyver, pourn'eftre pas temperé ne permet par que les habitans fortent de leursmaifons; l'Efté en recom' pence йе les bruile pas par fa chaleur еГ touífante & tout à fait exceffifve: c'eft pour quoy ils font ordinairement fort blancs , fortbeaux , de riche taille, 6c trés bien con ditionnez. Les vents ydominent à caufe du voifi nage de Ia Mer', & parceque le païs eft bas.”
“Bourgeois qui vivent de leurs revenus, 8c_ ί qui ont quité la Ville pour vivre à leur ai- | fe dans le plaifir des champs d'alentour. Les E^lifes de ces deux villages font de meurees en leur entier 8c n'ont pas iènti la fureur des ibldats, comme preique toutes les autres. Tout prochê de la efl:Catviciur la mer, qui eft fort affligé du voifinagede cet impitoyable element. Le Rhinlède chargoiticj·. en la mer 2c y avoit un Châ teau quarre, conftruit à l'emboucheure par les Romaíns, mais il eft enfevely ibus les ondes.”
“Tous les trois mois Meflïeurs vont par la ville, aprés avöir averty les bourgeois, trois ou quatre jours devant avec des' plats, faire ladite collefte pour les pauvres, .&rordreeft ix excellent que perfonnen'y meurt de faim riy de froid, &l'on ne craint aucun tumulte, quoyque la ville foit rem plie d'étrangers.”
“De fait il y tant de forte de me ftiers, leíquels par.le moyen du Trafic, font i toufiours en train, que perfonne ne iè peut plaindrede demeurer les bras croifez, faute d'eftre employé : toutes iortes de meftiers font icy en vogue, & on recognoit par expe-j rience: D E L A HOLLANDE. 29 rience que tout ce qui s'y fait eft meilleur qu'és autres Provirices. Ce qui prouvela fuip fance des maitres.On fait icy profit de tout.Sc n'y a pas jufques à ceux qui tirent lesordures du fonds des canaux avec un certain fer & des filetsattachez auboutd'unbafton , qui ne gaignént le demi écu.”
“Les armées fe rencontrerent prés de Middeíbourg , 2c là defïaite des Flamans fut fi grande, que le fang couvrit prefque toute laterre d'alentour. Le RoyGmllaumeaccourant àcette nouvelle en Zeelande., donna la D E LA HOLLANDE jfi' vic à tous les prifonniers , apres les avoit fait deipoiiiller tous nuds. Ces pauvres gens en s'en retournant couvrirent leur nudité avec des poids verds qu'ils filerent enfemble. Les Flamans eftans ainfi humi liez, ilfetranfportaen Allemagne où il fut xeçeu par tout où il paiTa avec de grands honneuis Sc des tefmoignages de joye in croyables.”
“Les Anglois voulant faire un der nier effort envoyerent 20 brullots pour em brafer noftre Flotte : mais nos gens plus iàges qu'ils ne panfoient envoyent tousles leurs pour rendre inutilles leurs defleins : noftre arméeeuft leplaifirde voirlechoc, & Ie combat dé ces navires qui enfin fe brul lerent tous en iàuvant noftre Flotte. Ces nouvelles eftant venuës à Breda on parle plus íèrieuíèment de la paix qu'on n'avoit pas fait juiquesalors. On manifefte le pouvoir abíblu du Roy.”
“Je pourrois mettre icy les intrets & les intrigues de chafque ville en particulierj mais comme ceferoit trop long, je continiie l'hiftoire de tout ce qui s'eft pafle jufques, au tempsou nous fommes en defcouvrant par occafion beaucoup de mifteres cachés, qui font aíTes curieux à fçavoir.”
“II femble que laveuë ordinairede ces fellets devroit ren drele monde moins curieux à les voirj d'autant mieux qu'il y en anneinfinitéj Neantmoins on eft auffi ardant àlesvoir qu'aucommencement; parceque fansdou te les vifiges qui y font, font trop charmants Sc trop beaux pour n'attirer paslaveuëde tout le monde éc pour n'obliger pas un cha cun d'admirer les beautés raviflàntes des Dames qu'ils portent.”
“Le ibin qu'on α cn 'Hollande de fubveniv aux pau vres familles!, qui ne iê peuvent nourrir defeurs travaux, eft trés loiiable. Les hy vers on Ieur depart des couvertures de lit, dulinge, dupain, pour lesfauverdela rigueur du froid & de la faim : ceux quela iîeceffité accable , tànt pourla quantité d'enfans, que pour autres accidens , s'ad dreifent aux maiftres des pauvres, qui pre nent inipedlion, &leurdonnent l'afliften cerequife.”
“Cette puiflànte ville eft gouvernée par i des Areopages, leiquels, corame elle efl: : remplie de tout ce qu'il y a de plus precieux - . cn tout le monde , ontauifi tout ce quc Гоп a jamais eicrit Sc remarqué de bon, I pour la conduite d'une Republique.La Police y efl: admirable”
“Que le PrinceДobert forte avec un fecours de vingt Sc deux navi res pour remettre le cœurà fanation> & les mettre en eftat de regagner ce qu'ils ont perdu Sc mefme dcsvaincredes gens desja travaillés & fatigués à l'extreme d'une ii lon gue bataille 5 cela ne faira qu'augmentcr Ja gloire de ceux cy, Sc les couvrir d'avan· tage de honte, Sc de confuiion , de n'avoir pas peu abbatre une nation desja laife no nobftant de ii grandes forces, & de fi grands proparatifs qu'ils avoient fait pour lafub juguer , 8c la vaincre entierenjent.”
“DE L A HOLLANDE. 317 fut un des plus grands Monarqucs qui aycnt ( jamais efté, 5c qui fe faifoit obeïr en Γιιη Sc ) en l'autre monde,avec deux traits de plume. > On dit qu'il n'y eut jamais de Prince ny ) de Roy qui aye mîeux entendu l'art de re I gner que lui : que s'il n'a pas peu venir à I boutdefesdefleins dans ce rcncontre : c'eii: I que Dieu vouloit eftablir cette llluftreRe ; pubique, 8c fairevoir aux fouverains qu'une -t feule Province peuft faire chanceller un ·; puiifant Eftat.”
“TEparlerayfortpeudesantiquités, 8cpoint J du tout de I'orig ne de cette plaifante Sc agreable Ville : tant parceque dans les te nebres impenetrables de la niaiiè St fabuleu fe antiquité, les plus doâes n'aportent que des conjeftures , qui .contentent plus les curieux , qu'ils ne fatisfont à l'attente de ceux qui nefe payentqued'arguménsioli des 2c irrefutables.”
“La Hollande reprit fa pre miere beauté, &ibn commerce quiavoit efté fort interrompu fe remitdansfon pre mier eftat. Les Compagnies des Indes Orientales & Occidentales font tousjours des heureux voyages , 8c quoyque lesau tres Royaumes taichent de fairelemefme trafiq ; afin d'attirer le commerce dans Jeurpaïs, ils nepeuventpas rehuffiri par cequ'ils n'ont pas ny les fecret ny l'enduftrie pourlefaire.”
“II y a deux fortiesprincipallesàlagrande Met Oceane: à Celle de la Meufe, dont l'emboucheure eit Ia BrieïïeScGorce, Sc l'autreeftà'Amfler dam Scdes Villes de Nort-Holknde, parIe Texcl6cVlie. Tout ce qui fe trouve dans tous Ies havres du monde , Sc qui peut apporter quelque emolument, eft ti-anlporté en Hollande, ou yeit amenéparles rivieres qui la viennent embrafler.”
“La vertu des Hollandois s'eft aufli'fait con DE LA HOLLANDE. хч connoiílre vers la Groenlant , enlapefche: des Balaines ; le journal deRaven enfait foy ; puiicju'ayantperdu lonvaiilèau, qui eíloitrenverie, Ie monde fe fauva fur le dos dudit vaiflèau 8c fè tint pres de deuxjours Sc de deux nuits, combattant contre la vio lence des vagnes, & du froid, des orages 8c des vens, de la tempefte 5c de la mort. Une des plus grandes peines qu'eurent ces pau vres gens aprés la crainte du nauirage ce fut depouvoir s'empefcher dedormir.”
“II va en biaifant, 8c lepavépanche un peu du cofté du canal ; ce .qui fait que quand bien il pleuvroit perpetuellement ; il ne laiiferoit pas d'eftre aulH net à 'la fin qu'au commencement. Les arbres font plantez d'une egalle diftance, Sc fi par quel que grand vent quelqu'un vientàtomber, on en plante incontinent un autre. II ya cinq beaux ponts de pierre, trois de bois, 6c quantité de trés 'belles maiions baiîies de puis peu qui attirent lesyeuxdes paflans, Sc les raviiTent en admiration, d'un mé lange de tant de merveilles.”
“DE LA HOLLANDE. tf doigts remplis de bagues d'or, en tefmoi gnage de leurs commoditez- C'en'eilpas de merveille de trouver icy des païfans ri ches de cent mille livres & davantage : il s'en trouve aufli pluiîcurs qui fervent les autres,8c qui ont bien de la peine de fe poui fer.”
“Pour le pront dés eftudûns 2c l'honneur de l'Univerflté , il fe trouve d'auflî bpns. maiftres d'exercice qu'en pas un lieu du monde. Premierement on en a de fort bons. pour les langues, F rançoife, Italienne, Efpa gnolle: pour lesarmes. la dance, Jamufï que, à écrire, l'Arithmetique, à tenir livrede compte , à jouertoute forte d'Inftrumens, Sc d'autres qui enfeignent les Mathemati ques, la fortification 5c l'Aftrolpgie.”
“Comme l'Anglois ne reipiroit que, la guerre, ilne manqua pas auffi d'attirer de ion parti toutes lespuiiTances de l'Europe.· ainfy, parceque la France eft celle à qui DieuenadonnéJeplusiaufíí travailla il de toution pouvoir pour l'attirerdefoncoilé .”
“Jamais les Efpagnols n'eurent des ii belles occafîons pour faire quelque choiè d'advantageux pour eux que depuis le deípartdu DucDalbe·.Scjamaisperionne n'a peu s'empefcher de dire que le Comte Henri a mis fon honneur au hazart, 8c Гаex poíe à k cenfure des perfonnes mefmesqui ont efté contraires à îa maifonD'auftriche. Onditque la Hollande feule fournit alors plus de 3 oo tonnes d'or pour le fervice de la Republique : mais je n'oferôis ny l'aflfeurer nylecroire. Je deray portant cecy à l'hon Tteur de cette province”
“Le revenu qu'on tira des accifesde la bierre,de la viande,5c du Bled qui<;ft por té au moulin, 'eftant mis au plusoffrant, monta à· 16 0 00 00. livres,' iàns conter l'Acci fe de vin,8c la taillefur lesmaifonsquira porte d'autres grands revenus D'avantgeil y a une belle 'maiibn quarrée devant celle de la ville, oùeft le poids ; quidonne plus de 100000. livresderenteparan. Les Batteaux qui apportent Jes marchandifes fo'nt fort proche de la meime maiibn : c'eft pourquoy on les roulle fans beaucoup dç peine j lifques au poids.”
“Alors on prefente , : du vin, Sc un -châcun boitautantqu'iliuy plait 6c ibrt auffi quand Д veut. Les Riches font enterrez dans l'Eglife, I &. le vin du Rhin fe boitau retour. Ceux ! qui font de noble extraftión íónt enterrez ι avecleursarmesî les Bourgeois donnentdu Í vinde France , ceux qui ne font pas fort ac commodezprefentent de 1а1мегеДсеих qui ;ji n'ont pas moyen de faire enterrer le mort i : Jansl'Eglife, le fontporterfur le Baftion. I qui tiènt place de cimetiere à Leiden, dépuis' quelques années en ça.”
“Je vous ay desja dit comme ^ quoy il y ayoit eu quelque different entre quelques villes deVovertJJel, mais toutce la s'eft appaiíe par la moderation 8c Ia iàgc conduite des Meflîeurs les Eftars, quifont lesMederateurs de touslesdifferens,8cles Anges Tutelatres. de toutes ces Provincesj ainfi il nc refte rien à dire, fi n'eft que jamais la chambre des Indes ne fut plus riche, nj iès navires venus mieux chargés que l'annee derniere. Ce qui eft cauíe que la vente en a efté faite en divers temps : afin de n'avilir pas les marchandifes qu'on fe perfuadoit de voir achepter à bon marché”
“Le Roy d'Eipagnepre voyant cegros nuage, qui alloit enfanter cettepernicieuiè & deplorable guerre d'AI lemagne, qui a enveloppé toute l'Europe, fupplia fa tanteIfabello qui eiloitvefue par le decez du tres pieux 8c Religiéux Vúncc Albert, de vouloirfonder filesEftats Generaux ne voudroient pas entendre à uneprolongationdetreve. Elleenvoya fon AmbaiTadeur, lequel ayant trouvé les hu meurs plus portées à reprendre les armes qu'à la continuation , 8c ayant efté aiTez malreçéu àDelfipar la Iie du^peuple,au grand deplaifir du Princc 8c defdits Eftats s'en retourna à Bruxelles.”
“Je me fuis 'mille fois eftonné de voir des troupes de ■payûns venir avecleur femmesSc leursen fans tenir leurmarché Sc s'en allerde com ; pagnie dansîeurs villages en caquetant&en ' avançant chemin fur la glace, de méme que -s'ils avoiént efté en bateau , ou enchariot. S'il m'eftoit permis de mettre icy lejuge mement quejefaisde ce plaifir, je dirois que les Hollandois ont trouvé le fecret de faire ;fur Ια glace ce que-les oyfeaux fontdans - jl'air, 476 LES DELISCES l'air , 8c qu'enfin ils ontinventè le moyen de voler fans quitter la terre.”