Louis Boisrond-Tonnerre

Louis Boisrond-Tonnerre Mémoires pour servir à l'histoire d'Haïti… (1851)

Nous généraux en chefs des armées de l'île d'Haïti, pénétrés de reconnaissance des bienfaits que nous avons éprouvés du général en chef, Jean-Jacques Dessalines, le protecteur de la liberté dont jouit le peuple.
Au nom de la liberté, au nom de l'indépendance, au nom du peuple qu'il a rendu heureux, nous le proclamons gouverneur-généraj, à vie, d'Haïti ; nous jurons d'obéir aveuglément aux lois émanées de son autorité, la seule que nous reconnaîtrons : nous lui donnons le droit de faire la paix, la guerre, et de nommer son successeur.
Source : Gallica

Louis Boisrond-Tonnerre Mémoires pour servir à l'histoire d'Haïti… (1851)

Lorsque Hédouville dégagea Rigaud de l'obéissance qu'il devait à Toussaint-L'Ouverture, il savait que ce seul mot appellerait la guerre civile et tous les malheurs sur nos têtes crédules et ambitieuses ; dégage à ton tour de la protection que doivent les lois à tout homme, celle qu'elles pourraient accorder au Français qui sera assez téméraire pour revoir l'île que nous avons sanctifiée par le sacrifice de tout ce qui y portait le nom français ; peux-tu jamais satisfaire à la vengeance commune?
Source : Gallica

Louis Boisrond-Tonnerre Mémoires pour servir à l'histoire d'Haïti… (1851)

Dessalines ne s'honora ainsi qu'à moitié. Et la toute-puissance que Boisrond continua de conserver à la cour montra que si l'empereur n'était pas toujours insensible à la vertu, les hommes vicieux avaient plus facilement accès dans son coeur. En effet, comme si un seul mauvais génie ne suffisait pas pour le pousser au mal, un nouveau mauvais génie vint apporter le tribut de sa perfidie au service de Boisrond-Tonnerre. Cet autre s'appelait Etienne Mentor ; homme doué d'un véritable courage et de certains talents militaires, mais d'un caractère déplorable.
Source : Gallica

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