Stanislas de Prinsac

Élements biographiques

Stanislas de Prinsac Le colonel Denfert à Belfort (1878)

Vers le soir, le chef de l'avant-poste de Bellevue eut l'idée d'aller reconnaître le poste prussien de la Tuilerie : suivi de quatre hommes de bonne volonté (éclaireurs du 4e bataillon de la Haute-Saône) , il s'avança jusqu'à la barricade et, constatant que l'ennemi s'était replié, rentra (sans laisser personne derrière lui) avec l'intention de porter en avant une partie de sa compagnie; mais tandis que les éclaireurs s'apprêtaient, la nuit arriva et l'ennemi revint à la Tuilerie. — Cette simple excursion a subi une petite métamorphose dans le livre de la Défense de Belfort
Source : Gallica

Stanislas de Prinsac Le colonel Denfert à Belfort (1878)

Deuxième parallèle contre Bellevue. — On voyait, depuis le matin, à quatre cents mètres devant Bellevue, la deuxième parallèle : l'ennemi renonçait donc à surprendre ce chétif ouvrage qu'avaient autrefois dédaigné les conseils de défense; il employait, pour l'obtenir, les ressources de l'art. Sous un ciel bleu, semé d'étoiles qui faisaient scintiller la plaine couverte de neige, entre minuit et une heure, les éclaireurs du 4e bataillon de la Haute-Saône essayèrent d'enlever cette deuxième parallèle, sans y réussir.
Source : Gallica

Stanislas de Prinsac Le colonel Denfert à Belfort (1878)

Le 23 novembre, les assiégeants, se croyant prêts pour l'action, commencèrent, de l'ouest au nord, un mouvement sérieux : refoulés facilement d'Offemont et des abords de Froideval où nous attaquâmes, ils vinrent en nombre à Essert (2) et à Cravanche, enveloppant le Mont sans l'enlever,
épaulement en travers de la route, garni d'un canon, défendait l'entrée du village.
(1) « Le sergent Millotte (de la Haute-Saône) se précipite vers son cadavre et s'apprête à l'emporter sur les épaules ; ses vêtements sont criblés de balles; il n'apporte que le képi et le sabre du malheureux commandant. »
Source : Gallica

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