Th. Guilbaud

Élements biographiques

Th. Guilbaud Les Explosifs actuels. Préface de Daniel Berthelot… (1916)

Toutefois, il faut bien remarquer que ce n'est pas l'emploi d'un nouvel explosif qui a accru l'efficacité des canons allemands, mais bien l'augmentation de volume des obus et par suite de leur charge explosive. Sur ce point, comme sur les autres, nous n'avons plus rien à envier aujourd'hui à nos ennemis.
Le riche arsenal de la chimie organique n'a pas seulement fourni des explosifs brisants d'une efficacité foudroyante; il a permis à la France de posséder, la première entre les nations, un explosif de tir incomparablement supérieur à la poudre noire.
Source : Gallica

Th. Guilbaud Les Explosifs actuels. Préface de Daniel Berthelot… (1916)

EXPLOSIFS A BASE DE PICRATES
Les sels de l'acide picrique, dont nous parlerons plus loin à propos de la mélinite, sont susceptibles de détoner avec une extrême violence.
Ou a essayé d'un mélange de picrate et de chlorate de potasse, mais l'emploi d'un tel explosif est si dangereux qu'on a dû l'abandonner. Le frottement suffit pour le faire détoner.
Le picrate d'ammoniaque est seul utilisable. Il fond et brûle sans détoner, il est pour ainsi dire insensible au choc. Mélangé au nitrate de potasse il donne la poudre Brugère qui a été essayée en 1873.
Source : Gallica

Th. Guilbaud Les Explosifs actuels. Préface de Daniel Berthelot… (1916)

Mais vers le milieu du dix-neuvième siècle, les progrès de la chimie organique avaient ouvert des horizons nouveaux. L'explosion de la poudre n'est en définitive qu'une combustion très accélérée, dans laquelle le salpêtre ou nitrate de potasse joue le rôle de magasin d'oxygène, offrant au corps combustible le moyen de brûler sans le concours de l'air atmosphérique. Les corps organiques nous permettent d'introduire le nitrate non plus à l'état de sel mélangé à la matière organique, nais à l'état de
constituant intime de la molécule.
Source : Gallica

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