Thomas Louis César Lambert Frondeville

Thomas Louis César Lambert Frondeville De la conspiration qui a obligé Louis XVIII de quitter son royaume… (1820)

Celle secte ne veut un Roi que par circonstance et pour détruire la royauté ; un monarque, entre ses mains, est comme la proie du chat dans ses griffes : en un mot, un Roi n'est pour les Jacobins qu'un masque, qu'on jette après l'intrigue.
Ainsi , souffrir en France aujourd'hui un usurpateur, c'est remettre la révolution sur le trône, c'est rentrer dans la source du mal : c'est alors qu'on reverroit les architectes du temple de Salomon reprendre le grand oeuvre de la régénération du monde , et rebaptiser l'homme dans le sang de la royauté et du sacerdoce.
Source : Gallica

Thomas Louis César Lambert Frondeville De la conspiration qui a obligé Louis XVIII de quitter son royaume… (1820)

On cherche à compliquer une question qui est la plus simple du monde : ou le Roi légitime sur le trône de France , ou le renversement de l'Europe ; il n'y a pas de milieu.
L'usurpation du trône de France, n'importe par quel Prince, seroit la continuation de la révolution au lieu d'en être la fin : la couronne, cette grande propriété sur l'inamovibilité de laquelle repose la paix des peuples, ne sera point proclamée amovible en présence de l'Europe assemblée ; et les puissances ne consacreront point ainsi le principe de la révolution qu'elles combattent depuis vingt ans !
Source : Gallica

Thomas Louis César Lambert Frondeville De la conspiration qui a obligé Louis XVIII de quitter son royaume… (1820)

Cependant cette seule phrase , le retour du Roi, signifie à toutes les imaginations le retour de la religion, des moeurs, de la justice, de la prospérité et de la paix. L'imagination le voit ainsi, aussitôt la volonté le demande ; l'impatience du bonheur s'oppose au retour du bonheur , et le Roi se trouve entouré de presqu'autant de difficultés qu'il a de sujets.
L'esprit sage et éclairé du Roi compose avec les passions, les contradictions, pèse la différence entre la nation qu'il a quittée il y a vingt-cinq ans, et la nation qu'il retrouve.
Source : Gallica

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