Élie Monnereau,  Le parfait indigotier, ou Description de l'indigo… (1765)

“ L'Indigo auquel manquent quelques heures de pourriture, est d'un verd si vif, que chaque goute d'eau qui en réjaillit sur les Inains y il fait une impression si forte, qu'il faut pour l'effacer, réïterer : plusieurs fois le savonnage ; au contraire , l'empreinte d'une goûte d'eau qui fort d'une cuve où domine la pourriture est si foible, qu'elle s'efface d'elle-même à mesure qu'elle séche. ”
Source : Gallica

Élie Monnereau,  Le parfait indigotier, ou Description de l'indigo… (1765)

“ Faute de moyens & de forces nécessaires pour l'arrangement de leur Manufacture , nombre d'habitans ne font qu'à leur premier revenu ; je fuis persuadé que dans quelques années d'ici cette Manufacture fera dans une perfection charmante ; nous en voyons déjà des effets dans ceux qui font aisés, se disputer à l'envi, à qui aura les bâtimens les plus commodes & les plus splendides, avec des moulins & des glacis de nouvelle fabrique , n'épargnant rien de tout ce qui peut contribuer à la persection & à la magnificence de cette Manufacture. ”
Source : Gallica

Élie Monnereau,  Le parfait indigotier, ou Description de l'indigo… (1765)

“ Le bon Indigo exempte de tant de peines & se fait avec aisance ; son grain & son eau , tout paroît en son naturel, & comme il paroît dur à pourrir , on a le tems de le pouffer à sa dernière persession. Qui nous empêcheroit donc de parvenir au même dégré des orientaux ?
Seroit-ce leur terroir à qui on pourroit l'attribuer ? Il n'y a gueres d'apparence, puisqu'on en fait de bon & de mauvais sur une même habitation ; cela ne dépend donc que de l'habileté de celui qui conduit le travail. Quelle délicatesse de génie peut donc avoir un Indien au-dessus de nous ?
”
Source : Gallica

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