Émile Bourdon

Élements biographiques

Émile Bourdon La loi de sursis, son fonctionnement… (1898)

Sauver l'homme qui en est à sa première faute, le délinquant primaire, l'amender, pour qu'il ne retombe pas de nouveau, le relever, non seulement par pitié pour lui, mais surtout en vue de l'ordre social menacé par la gangrène de la récidive, tel est le double but qui a été poursuivi et victorieusement atteint.
Mais, tout en constatant la haute portée humanitaire et bienfaisante de la loi de sursis, il faut envisager celle-ci sous son véritable jour, et on se leurrerait étrangement en la supposant faite principalement pour procurer l'amendement des condamnés.
Source : Gallica

Émile Bourdon La loi de sursis, son fonctionnement… (1898)

« Dans les gouvernements modérés » a dit l'auteur de l'Esprit des lois, « tout pour un bon légiste lateur peut servir à former des peines. En un mot, « tout ce que la loi appelle une peine est effectivement une « peine (35) . »
Une autre grande faute du régime du sursis serait, paraît-il, d'être purement utilitaire et de sacrifier les principes supérieurs de justice et d'expiation à l'intérêt commun de la défense sociale et de l'amendement du condamné. Peu importe, a-t-on dit, qu'une peine ait pour effet de sauvegarder la communauté et l'individu !
Source : Gallica

Émile Bourdon La loi de sursis, son fonctionnement… (1898)

Une première erreur en entraîne généralement une seconde et les juridictions pénales, qui se laissent à tort impressionner par l'élément objectif de l'infraction pour refuser le sursis à l'inculpé, cependant susceptible d'amendement, croient avoir poussé l'indulgence aux limites extrêmes en appliquant dans ce cas une courte peine. Les courtes peines ! Vainement, les criminalistes les plus autorisés en ont fait le procès, démontrant qu'elles sont ou inefficaces ou pernicieuses, elles résistent à toutes les attaques et leur usage ne disparaît pas.
Source : Gallica

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