Résumé

A Helbey Curé et paroissiens il y a cent ans… (1903)

Si nous voulons faire quelques fonctions de notre ministère, il faut les exercer en secret. Si les fidèles ne s'attachent pas au pasteur que les hommes, et non Jésus-Christ, lui ont donné, la fureur redouble à notre égard. Pour nous obliger à fuir de nos paroisses, on envoie après nous des cavaliers de maréchaussée. Ceux-ci nous donnent la chasse, et pour nous soustraire aux vexations qu'on nous prépare, il ne nous reste d'autre moyen que de nous travestir et de courir de maison en maison, de village en village, de forêts en forêts ou de passer dans un pays étranger.
Source : Gallica

A Helbey Curé et paroissiens il y a cent ans… (1903)

Le vieillard supporta courageusement toutes ces épreuves, bénissant la main qui le frappait pour le purifier et s'unissant par le coeur à ceux qu'il ne pouvait voir de près.
Des deux prêtres originaires de Bretonvillers qui survécurent à la Révolution, l'un, l'abbé F-X. Boillon, était alors curé à Droitfontaine où il mourut, après avoir été parrain d'une cloche en 1828, lors de la reconstruction de l'église de
sou pays (1) ; l'autre, Cl.-F. Verdot, ex-curé à Villers-les-Luxeuil, pendant de longues années exerça son ministère à Pugey près d'e Besançon, et y fut enseveli.
Source : Gallica

A Helbey Curé et paroissiens il y a cent ans… (1903)

« Nous n'avons dans notre commune que deux ménages qui recherchent les prêtres déportés ou émigrés. Les gardes nationaux les surveillent de si près, que les prêtres déportés n'y peuvent pas entrer pour les embêter, sans être arrêtés. De plus, ces vils hypocrites redoutent presque autant la petite commuue du Luhier que la guillotine. Ces deux ménages vont à la messe à Brelonvillers, de l'autre côté du Dessoubre ; ils disent que c'est un vieux prêtre qui n'a point fait de serment. On dit qu'il s'y rassemble beaucoup de monde ».
Source : Gallica

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