Adolphe Fruhinsholz

Résumé

Adolphe Fruhinsholz Mes souvenirs patriotiques : 1870-1918 (1932)

Le soir, au moment du dîner à l'hôtel, les Strasbourgeois racontèrent qu'ils venaient d'apprendre que Valentin, frère du banquier Staehling-Valentin, le nouveau préfet, était parvenu à pénétrer dans la ville sans qu'on sût de quelle manière il s'y était pris. Ce qu'on savait, c'est que Strasbourg était sur le point de se rendre et que c'est grâce à l'énergie de Valentin que la résistance se prolongeait jusqu'au 27 septembre.
On pense si je jubilais en secret, me disant : « C'est toi Adolphe qui as efficacement contribué à ce miracle! »
Source : Gallica

Adolphe Fruhinsholz Mes souvenirs patriotiques : 1870-1918 (1932)

Le matin du 1er janvier 1916, pour fêter la nouvelle année, les Allemands y firent éclater un formidable incendie dont le fracas assourdissant alarma toute la ville. Il était provoqué par un des premiers obus de 380. Ce fut une belle panique parmi notre vieux personnel d'ouvriers; mais tous, au risque presque fatal de notre vie, nous aidâmes les pompiers à limiter ce formidable désastre.
Quel curieux et ému souvenir je garde de l'arrivée, avec les premiers pompiers, de mon regretté grand ami Mengin, doyen des avocats et futur maire de Nancy!
Source : Gallica

Adolphe Fruhinsholz Mes souvenirs patriotiques : 1870-1918 (1932)

A l'éditeur du Journal d'Alsace-Lorraine, paraissant à Strasbourg, dont la fidèle et encourageante devise est : « Français ne puis, Prussien ne daigne, Alsacien suis ! », le président cria : « Persévérez dans votre noble et invincible mission pour l'Alsace intangible ! » (Chaleureux applaudissements) . A ce moment, la musique fit retentir l'air enflammant bien connu de la marche d'Alsace-Lorraine, qui pour les Alsaciens restés Fiançais est devenue la seconde Marseillaise.
Source : Gallica

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