Alexis-François Rio

Résumé

Alexis-François Rio Épilogue à l'art chrétien. Tome 2 (1870)

Après mon départ de Naples, notre correspondance
fut naturellement moins active qu'elle ne l'avait été pendant qu'Albert était avec moi; mais elle ne fut ni moins intéressante ni moins affectueuse. Aux yeux de M. de la Ferronnays, l'amitié n'était pas seulement une jouissance, c'était aussi une fonction et même une fonction responsable, quelle que fût la sphère d'idées ou de devoirs à laquelle cette fonction se rapportait. La sphère d'idées dans laquelle son esprit se mouvait alors, n'était pas encore celle dans laquelle il devait se mouvoir plus tard.
Source : Gallica

Alexis-François Rio Épilogue à l'art chrétien. Tome 2 (1870)

Quelle différence, au contraire, entre le Capitole de Rome et celui de Venise, entre le temple de Jupiter capitolin et la basilique de Saint-Marc ! C'est ici qu'il y a du plaisir et même un orgueil légitime à évoquer des souvenirs historiques, pour s'associer aux émotions qui, pendant une longue suite de siècles, ont fait battre, sous ces mêmes voûtes et devant ce même autel, tant de nobles cœurs voués à la défense de leur foi comme à celle de leur patrie, et qui venaient puiser à cette source un enthousiasme qui devait tourner au profit de la chrétienté tout entière.
Source : Gallica

Alexis-François Rio Épilogue à l'art chrétien. Tome 2 (1870)

Il avait trop vécu dans l'atmosphère presque mystique de Munster pour ne pas éprouver une tristesse mêlée d'indignation à la vue des triomphes décernés à un système qui lui semblait attentatoire à la souveraineté de la conscience humaine. Lui qui regardait la foi comme la seule source légitime de la science et qui en appelait toujours à ce qu'il y a en nous d'illimité, d'infini, d'éternel, se crut obligé, comme président de l'Académie des sciences, de mettre ses coreligionnaires en garde contre une philosophie qui reléguait la foi parmi les besoins secondaires de l'humanité.
Source : Gallica

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