Résumé

Portrait de Alfred de Foville Alfred de Foville La Fortune de la France . Conférence faite à la Sorbonne… (1883)

Le capital n'est pas taxé directement lorsqu'il reste en repos; mais, lorsqu'il change de mains, soit du vivant du propriétaire quand il y a vente ou don, soit après décès, le fisc intervient et saisit au vol un morceau de ce capital en mouvement. Les droits de mutation, comme on les appelle, sont un véritable impôt sur le capital et, quand il s'agit de supputer la valeur collective de tous les capitaux dont les Français disposent, il est tout naturel d'interroger cette taxe.
Source : Gallica

Portrait de Alfred de Foville Alfred de Foville La Fortune de la France . Conférence faite à la Sorbonne… (1883)

Ces simples rapprochements méritent l'attention de ceux qui croiraient la France assez riche pour payer, outre sa gloire passée et ses revers récents, toutes les fantaisies nouvelles où la générosité des uns, les convoitises ou les passions des autres voudraient l'entraîner.
Quant à ceux qui diraient : « 200 milliards pour 37 millions d'hommes, cela fait toujours plus de 5,000 fr. par tête, et le partage, dans ces conditions, aurait encore du bon », à ceux-là je ferais remarquer, en deux mots, que ces 200 milliards s'évanouiraient bien vite s'ils y mettaient la main.
Source : Gallica

Portrait de Alfred de Foville Alfred de Foville La Fortune de la France . Conférence faite à la Sorbonne… (1883)

Si l'État nous apporte un actif de 8,12,16 milliards, il nous apporte aussi un terrible passif, à savoir la dette publique. La rente française est évidemment une valeur très positive pour le rentier, et c'est pourquoi nous devions la faire figurer dans notre évaluation, quand nous cherchions à déterminer le montant total des fortunes françaises. Mais ce qui est une richesse pour le créancier est tout le contraire d'une richesse pour le débiteur.
Source : Gallica

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