Résumé

André-Charles Cailleau Vie d'Henri-Augustin Trumeau, marchand epicier… (1803)

Alors Trumeau sur les demandes qui lui furent faites de la main de sa fille aînée, connut pour la première fois tous les dangers du précipice dans lequel il s'était engagé ; mais comme les réflexions saines ne sont pas le partage des ames perverses et corrompues , il ne vit dans toute sa conduite, que des forfaits accumulés les uns sur les autres et jugea qu'il pourrait lui être possible de les associer par un plus affreux encore. Il conçut dès lors l'horrible dessein de ravir Rosalie, à l'espoir chéri dont elle flattait son imagination et de finir son existence.
Source : Gallica

André-Charles Cailleau Vie d'Henri-Augustin Trumeau, marchand epicier… (1803)

Ce n'était pas assez pour Trumeau, calculant les effets de l'arsenic et ne les jugeant pas assez prompts pour remplir sa criminelle attente , il saisit avec joie le moyen que lui offre Rosalie d'accélérer le moment de sa destruction en demandant de l'eau et du vin , pour étancher la soif dont elle était consumée , produite par l'irritation qui se formait dans ses entrailles ; il prépare ce breuvage fatal, l'empoisonne denouveau , l'administre lui-même et se plaît à faire circuler la mort dans le sein de sa malheureuse victime.
Source : Gallica

André-Charles Cailleau Vie d'Henri-Augustin Trumeau, marchand epicier… (1803)

Trumeau, l'infâme Trumeau, sait . bien que rien ne lui est plus facile d'empoisonner sa fille, mais il faut éviter tout ce qui peut le faire soupçonner d'en être l'auteur ; que fait-il depuis quelque tems , il ne parlait à sa fille qu'avec le ton du mépris ou de l'indifférence. La veille du jour qu'il destinait à consommer l'horrible sacrifice qu'il avait voué aux furies , il accepta le bais'er de paix que sa fille lui présenta, et de la même main qu'il lui tend, il s'apprête à faire usage du poison homicide qui doit lui donner la mort.
Source : Gallica

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