Résumé

Vie privée et criminelle d'Antoine-François Desrues… (1777)

Il tira ensuite de sa poche deux louis d'or
qu'il présenta au Maçon, tant pour l'engager au silence que pour l'aider à mettre dans la fosse ce cadavre : lui disant qu'eux seuls avoient connoissance de ce malheureux événement & que jamais il ne transpireroit. Le Maçon touché & attendri par les pleurs de Desrues, & son apparence de candeur & de religion, se laissa fléchir, & voulut bien aider ce monstre odieux à enterrer le corps de la Dame de Lamotte. Desruer content de sa manœuvre, retourne chez lui. Il lui restoit encore deux victimes à sacrifier pour jouir du fruit de ses forfaits.
Source : Gallica

Vie privée et criminelle d'Antoine-François Desrues… (1777)

Un de ses oncles, Marchand de Farine, ayant coutume de venir tous les trois mois à Paris pour compter avec ses Marchands, se trouva volé de douze-cent livres, qu'on lui prit dans une commode. L'Aubergiste assura qu'il n'y avoit que son neveu à qui il avoit donné les clefs de cette chambre, un moment après le départ de son oncle. Qui se méfieroit d'un homme qui ne prêchoit que la parole de Dieu ? Desrues eut encore l'audace d'aller chez un Commissaire,
avec son oncle, pour faire les perquisitions nécessaires
Source : Gallica

Vie privée et criminelle d'Antoine-François Desrues… (1777)

Lorsqu'ils virent ne pouvoir rien faire de leur jeune parent, ils le renvoyerent à Chartres, chez deux cousines qui voulurent bien prendre soin de son éducation. Elles relevèrent dans les sentimens de la plus grande piété. Si elles avoient jetré un œil attentif sur ses inclinations naissantes, elles auroient découvert & peut-être étouffé le germe monstrueux qui annonçoit en ce jeune homme * le scélérat le plus infernal.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature