Résumé

Antoine Adolphe dit Antony Chipault Étude sur les mariages consanguins et sur les croisements dans les règnes animal et végétal… (1863)

On doit considérer, en second lieu, que la consanguinité n'a par elle-même, sur le perfectionnement artificiel des espèces normales, aucune influence propre. Elle n'est qu'une circonstance accessoire de la seule encore mise en jeu, la puissance héréditaire. Ce que recherche l'éleveur en unissant des parents, ce n'est pas la parenté elle-même, c'est une certitude plus grande de l'existence des aptitudes, des caractères qu'il a intérêt à perpétuer, et qu'il ne peut trouver réunis à un plus haut degré que chez des sujets issus du type même qui les a primitivement offerts.
Source : Gallica

Antoine Adolphe dit Antony Chipault Étude sur les mariages consanguins et sur les croisements dans les règnes animal et végétal… (1863)

Comment se fait ce croisement entre variétés et entre individus d'une même variété? Tantôt c'est la loi, la nature l'opère elle-même soit par les vents, soit par les insectes, ou bien en permettant que les abeilles en volant de fleur en fleur transportent du pollen de l'une à l'autre. Tantôt c'est l'expérimentateur qui pratique la fécondation au moyen d'un pinceau en poil de chameau, avec lequel il suffit de toucher d'abord les anthères d'une fleur, et ensuite le stigmate d'une autre pour assurer la fécondation.
Source : Gallica

Antoine Adolphe dit Antony Chipault Étude sur les mariages consanguins et sur les croisements dans les règnes animal et végétal… (1863)

La Chine, dont nous jugeons la civilisation avec tant de dédain, parce que nous ne la connaissons pas, a mieux compris les véritables droits des générations à venir. Sa législation, relative au mariage, fondée sur une connaissance profonde des lois de la vie, témoigne hautement qu'elles sont l'objet de toute sa sollicitude, et qu'en prohibant les mariages non-seulement entre parents, mais encore entre individus qui, sans être issus d'une commune origine, portent le même nom, elle a voulu épargner aux familles les redoutables malheurs qu'apporte fatalement le défaut de croisement des races.
Source : Gallica

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