Résumé

Adrien Héliot Contribution à l'étude de la consanguinité (1875)

Parce qu'en agitant cette grave question on peut contrarier les projets d'une famille, faudrait-il reculer devant la nécessité d'éclairer la société entière sur les risques qu'elle court en s'abandonnant à une pratique que les gens les plus autorisés condamnent? Que ceux qui veulent exonérer la consanguinité des reproches qu'on lui adresse restent libres de se marier avec leur cousine ou leur nièce, mais qu'ils ne mettent pas obstacle aux recherches auxquelles la science a le droit et le devoir de se livrer.
Source : Gallica

Adrien Héliot Contribution à l'étude de la consanguinité (1875)

Quand, en effet, vous défendez à un individu de contracter mariage avec sa sœur, vous ne prétendez pas, j'imagine, lui enlever sa liberté individuelle : veus ne la lui enlèverez pas plus, quand, obéissant non plus à une nécessité de haute morale, mais à un principe d'hygiène sociale, vous lui défendrez de s'allier à sa cousine. Dans ce cas, vous laissez à cet individu l'immense ressource de chercher une femme partout ailleurs que dans sa famille,tandis que, si vous interdisez le mariage à un phthisique, c'est alors qu'on pourra vous reprocher d'empiéter sur le domaine de sa liberté d'action.
Source : Gallica

Adrien Héliot Contribution à l'étude de la consanguinité (1875)

« elles sont, dit-il, comme la répulsion du sang pour lui-même dont on a fait tant de bruit, le résultat de la civilisation; elles n'ont et ne doivent avoir qu'un seul et unique but, c'est d'empêcher que les liens d'affection et les rapports incessants qui unissent tous les membres d'une même famille vivant sous le même toit, dans un contact perpétuel, ne puissent favoriser des rapprochements sexuels dont la précocité aurait d'immenses inconvénients, et qui seraient inévitables si l'on entrevoyait la possibilité de leur consécration ultérieure par le mariage. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature