Antoine-Claude Valery

Résumé

Antoine-Claude Valery Sainte-Périne, souvenirs contemporains… (1826)

Mme de Melval s'en aperçut. La femme, même la plus modeste, pénètre toujours aisément l'impression favorable qu'elle produit sur l'homme qui l'a distinguée; c'est l'amour-propre de l'innocence. Afin d'empêcher M. d'Olmont d'éclater et de prévenir ses éloges , Mme de Melval reprit aussitôt : Il est des sentimens de pudeur et de délicatesse dans lesquels l'excès même semble nécessaire ; l'opinion n'est point injuste lorsqu'elle le réclame
Source : Gallica

Antoine-Claude Valery Sainte-Périne, souvenirs contemporains… (1826)

Et moi, reprit M. d'Olmont, combien j'étais triste et ennuyé ; malgré les complimens que l'on me faisait sur ma nouvelle prospérité ! Combien elle me semblait grossière à côté du jour de bonheur que j'avais perdu ! Dans le salon du ministre, au milieu de tout ce luxe du pouvoir, je regrettais le bosquet de Sainte-Périne.
Source : Gallica

Antoine-Claude Valery Sainte-Périne, souvenirs contemporains… (1826)

Florville fit gaiement l'histoire des femmes françaises dont la beauté avait survécu à la jeunesse , depuis la reine Blanche jusqu'à Mme de Maintenon, sans même oublier, à
(252) côté de ces noms austères, Diame de Poitiers et Ninon; il cita lia dessus les vers d'un vieux poëte, qui ne manquaient ni de grâce ni de sentiment, et qu'il appliqua galamment et avec vérité à Mme d'Olmont :
La beauté qui te suit depuis ton premier âge, Au déclin de les jours ne veut pas te laisser ; Et le temps, orgueilleux d'avoir fait ton: visage, En conserve l'éclat, et craint de l'effacer.
Source : Gallica

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