Antoine de La Sale

Résumé

Antoine de La Sale Les quinze joyes de mariage

Si avient souvent que la femme qui ainsi se gouverne gaste tout et met tout à perte par son mauvès gouvernement, et follement baille les biens que le pauvre mary acquiert à grand travail, selon l’estat dont il est, et les despent en moult de manières, tant à son ami que à vieilles maquerelles, que à son confesseur, qui est ung cordelier ou ung jacopin, qui a une grousse pencion d’elle pour la absoubdre chacun an : car telles gens ont volentiers le povoir du pape. Et le bon homme le mary se contient le plus sagement qu’il peut, sans faire grans despens
Source : Gutenberg

Antoine de La Sale Les quinze joyes de mariage

Quant je voy faire telles chouses, je m’en ry, en considérent la fin qu’il en aviendra. Car sachez si l’omme vieil prent jeune femme, ce sera grand avanture si elle se atent à lui de ses besongnes : et pensés comment elle, qui est jeune et tendre et de doulce alaine, puisse endurer le vieil homme, qui toussira, crachera et se plaindra toute la nuict, poit et esternue ; c’est merveille qu’elle ne se tue. Et a l’alaine aigre, pour le foye qui est tourné, ou aultres accidens qui aviennent aux vieilles gens.
Source : Gutenberg

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