Résumé

Armand Gasté Diderot et le Curé de Montchauvet

Tout le monde se lève. On prie le curé de 18 Montchauvet d'arrêter là sa lecture. Il doit être épuisé de fatigue; on lui donnera une nouvelle séance pour achever sa tragédie; on n'en veut pas perdre un seul vers.
Chacun s'empresse autour de lui, et lui serre les mains: «Vous surpassez Racine, et vous égalez Corneille
Le curé absorbe avec intrépidité ces louanges ironiques; il se rengorge; son nez s'agite, se dilate de plus en plus. Tout à coup, J.-J. Rousseau se précipite vers lui, lui arrache son manuscrit et le jette à terre:
—Votre tragédie est absurde, mon cher curé
Source : Gutenberg

Armand Gasté Diderot et le Curé de Montchauvet

On se sépara. La vanité du curé de Montchauvet était aussi énorme que son talent était mince; aussi était-il loin de se douter qu'il venait de servir de bouffon aux convives habituels du baron d'Holbach. Cependant, malgré le plaisir que lui avaient causé les éloges de Diderot, de d'Holbach et de Margency, il était mécontent: il aurait voulu plus d'éloges encore; et il était indigné que l'on ne se fût pas montré plus sévère à l'égard de cet impertinent de Rousseau.
Source : Gutenberg

Armand Gasté Diderot et le Curé de Montchauvet

C'était la tragédie de Baltazard, dans laquelle, pendant quatre mortels actes, il s'agit de savoir,—selon la fameuse théorie inventée par l'abbé Le Petit,—si le roi soupera ou s'il ne soupera pas.
On voit d'abord paraître les deux mages, Hyrcan et Arbate. Baltazard vient d'être vaincu. Sans aucun doute, la défaite du roi les affecte profondément; mais ce qui les tourmente par-dessus tout, c'est la crainte de ne pas souper.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature