Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale Colette : [exposition], Paris,… (1973)

Mais la nature n'est pas pour elle seulement un spectacle ; elle agit
comme un antidote, elle équilibre et elle régénère : Claudine blessée s'en va dans son pays natal, Annie de La Retraite sentimentale trouve un refuge à Casamène, et Colette écrira dans La Naissance du jour : « Une femme se réclame d'autant de pays natals qu'elle a eu d'amours heureux. Elle naît aussi sous chaque ciel où elle guérit de la douleur d'aimer. » Ainsi, gardant au coeur l'amour de la Puisaye, elle peut au fil des années l'enrichir de la Bretagne, de la Provence, de l'Ile-de-France et enfin du Palais-Royal.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Colette : [exposition], Paris,… (1973)

Unis par le plaisir, Max et Renée, de la Vagabonde, Renée et Jean de l'Entrave, Camille et Alain de la Chatte demeurent dans la vie étrangers l'un à l'autre. La volupté, disait Colette, ne tient qu'une très petite place dans le désert illimité de l'amour. « L'homme et la femme se retrouvent face à face » mais solitaires et très différents l'un de l'autre. Lui, égoïste, léger et changeant ; elle, ardente encore, et prête aux sacrifices, et vite sacrifiée. C'est folie que de trop attendre de l'amour.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Colette : [exposition], Paris,… (1973)

LETTRE DE COLETTE à Colette de Jouvenel. [Paris, 1er janvier 1928.] – A Mme Colette de Jouvenel.
Colette peine sur La Naissance du jour. « Voilà la ixième fois que je recommence une certaine partie de mon malheureux livre. J'y mets une patience de sauvage, – moi, si peu patiente. C'est une lutte entre nous deux. Oh ! Quel métier ! Il me semble que tous les autres métiers, quand on les exerce depuis trente ans, vous apportent un peu de confiance, de maestria – dans le tour de main, tout au moins, celui-là c'est le contraire. »
Source : Gallica

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