Résumé

Bibliothèque de l'Arsenal Gaston Chérau, romancier de la province française… (1987)

Bélâbre, 13 novembre 1934. Gaston Chérau venait de lire La Femme de Jean Barnery. « C'est une magnifique réussite, et je vous félicite en ouvrier d'être un si parfait artisan. Pour le reste, vous êtes un romancier – et je mets dans le terme tout l'honneur qu'il y a à être un romancier et un artiste, l'équivalent de l'honneur qu'il y a pour l'homme à être un noble artisan. »
Source : Gallica

Bibliothèque de l'Arsenal Gaston Chérau, romancier de la province française… (1987)

J'indique ces réserves pour expliquer la place particulière qu'occupe M. Chérau dans la littérature contemporaine ; je ne prends à mon compte aucune de ces critiques. J'ai adopté pour règle depuis longtemps de penser que les tendances et les groupements ont peu d'importance et que l'excellence seule doit compter. Or, M. Gaston Chérau est un excellent écrivain. Il m'est indifférent que ses tendances le rendent suspect à telle ou telle coterie. Il se peut que le réalisme, dans son essence, soit en train d'agoniser ; M. Gaston Chérau n'en reste pas moins un de ceux qui auront prolongé sa vie.
Source : Gallica

Bibliothèque de l'Arsenal Gaston Chérau, romancier de la province française… (1987)

Il y avait parfois des lettres de Saint-Maixent, des lettres qui lui ont inspiré d'amères réflexions : « Les
lettres de Saint-Maixent me causent plus qu'une angoisse. Je ne les désire même plus : je les redoute. Nos relations sont comme ces arbres morts dont les grosses branches dénudées font des gestes tragiques dans le ciel. »
En ce temps où le téléphone ne jouait pas encore le rôle de principal moyen de communiquer qu'il est devenu, l'échange de correspondance entre écrivains était actif. Gaston Chérau a parfois noté ses réactions aux lettres reçues.
Source : Gallica

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