Camille Mauclair,
Le poison des pierreries/Table des matières
“ J’obéis au désir du prince », répondit Alilat en souriant. Alors une vague surhumaine jaillit dans l’âme de Sparyanthis, un cataclysme sans nom, comme celui de la mer se déversant dans les cryptes secrètes d’un volcan, le secoua, l’irradia, broyant sa haine, son remords, sa vie, son amour fraternel épouvanté du vœu sublime de Cimmérion. Il bondit vers Alilat, la saisit, la rejeta : « Non ! non ! cria-t-il, tu ne mourras pas contre elle ! Je l’ai possédée, mon frère, ses pierreries empoisonnent, je l’ai su, j’ai laissé faire ! Je t’ai tué ! Tue-moi ! » ”
