Ch. Magnin, Revue des Deux Mondes
“ L’imagination est l’avant courrière de la raison. Elle la devance en éclaireur. C’est la colonne demi-lumineuse et demi-obscure qui nous conduit dans le désert. Par une sorte d’instinct divinatoire, que la philosophie n’a pas assez étudié, l’imagination saisit des rapports trop fins pour être perçus par d’autres qu’elle. La poésie jette à pleines mains dans le monde des vérités anticipées, dont la science n’a plus, par la suite, qu’à trouver la démonstration. Quand rien n’était science, tout était mystère, obscurité, poésie. ”
