Charles-Ferdinand-Louis Valori d'Estilly

Résumé

Charles-Ferdinand-Louis Valori d'Estilly La fusion et les partis (1849)

Le mensonge s'y nomme raison ; le désordre, liberté; l'orgueil, dévoûment; l'ambition, principe politique; le matérialisme, religion; rien n'est plus, tout s'expérimente ; notre société est un cadavre vivant que les utopistes viennent disséquer ; les gouvernements n'abusent plus des hommes, mais les hommes des gouvernements; chacun veut être le pouvoir.
Les peuples, pris d'une fièvre intermittente, boivent à longs traits les conseils perfides, et se suicident eux-mêmes en oubliant la morale, leur seul recours contre l'oppression; ils délaissent, pour l'ombre du bien matériel, le bien réel.
Source : Gallica

Charles-Ferdinand-Louis Valori d'Estilly La fusion et les partis (1849)

Loin du pouvoir, il a conservé l'arche sainte de la stabilité, il ne connaît que deux principes : La République honnête ou la vraie Monarchie. Si l'expérience que nous poursuivons sincèrement ne réussit pas, c'est dans le principe d'hérédité légitime pure qu'il se réfugierait.
On lui dit qu'il demande à cet effet l'appel à la nation? Pourrait-on être assez fou pour vouloir ce qu'elle ne voudrait pas? et si elle le voulait, où donc trouverait-on une force pour combattre cette volonté?
Ce parti est compacte.
Source : Gallica

Charles-Ferdinand-Louis Valori d'Estilly La fusion et les partis (1849)

Nous ne sommes pas des hommes de parti, nous sommes les hommes de la société, des hommes de principe et de liberté. La question n'est plus aujourd'hui sur telle ou telle nuance, il ne doit plus en exister; mais sur le terrain du salut national, et là nous n'avons plus à récriminer ni à nous sourvenir, les fautes que nous avons faites dans le passé, nous les reconnaissons, et les anciens conservateurs ne doivent pas être plus en arrière que nous pour voir l'instabilité et les inconvénients du système qu'ils ont suivi.
Source : Gallica

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