Résumé

Constant Guimard Les ballons incendiaires et la révolution… (1877)

Tout homme a horreur de la mort, mais personne ne la méprise comme le Français sur le champ de bataille. C'est là que l'audace, guidée par le génie, nous fait enfanter des prodiges en décuplant nos forces. C'est donc de ce côté-là que nous devons diriger toute l'énergie de notre volonté ; car si nous dirigions nos ressources et les facultés de notre intelligence du côté des villes imprenables, nous nous condamnerions à une infériorité irrémédiable, puisque notre ennemi a eu ce moment la supériorité du nombre, de la force et des milliards.
Source : Gallica

Constant Guimard Les ballons incendiaires et la révolution… (1874)

Or, le meilleur moyen d'avoir des citoyens dévoués à la patrie, c'est d'avoir de bons chrétiens.
Tout le monde sait aujourd'hui qu'une armée de chrétiens devient bien vite une armée de héros sous l'action de la discipline militaire. D'ailleurs la religion seule peut faire disparaître ce qu'il y a d'odieux dans cet ordre inhumain qui envoie des milliers d'hommes à la mort. Le chrétien mourant est un citoyen qui ne quitte ses amis d'ici-bas que pour aller se réjouir avec ceux du ciel. Il ne fait que changer de patrie.
Source : Gallica

Constant Guimard Les ballons incendiaires et la révolution… (1877)

Il n'y a rien de comparable à l'impétuosité irrésistible de nos armées, quand elles sont conduites par un homme d'audace et de génie.
Il est vrai que ce n'est qu'à de longs intervalles qu'apparaissent ces hommes extraordinaires qui font époque dans l'histoire des siècles. La science n'y peut rien. Rien ne peut suppléer l'inspiration. Il n'appartient qu'au génie de transformer subitement des conscrits en héros. Lui seul sait communiquer ce degré d'enthousiasme qui ne laisse dans le coeur que la fureur de combattre.
Source : Gallica

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