Résumé

Cour d'assises de Blois. Audience du 16 octobre…

“ Tout est mêlé : monde élégant, peuple, libéraux, royalistes. Il n'y a en ce moment à Blois qu'un cri, qu'une voix, une unanimité absolue pour juger les accusateurs, flétrir la police, si gravement compromise dans les débats, et honorer l'accusé : et dans ce procès inoui dans nos fastes politiques, et qui aura sur l'opinion publique, en France, une influence dont on ne peut calculer la portée, M. Berryer a montré une dignité et une élévation de caractère qui contrastait avec la bassesse des moyens employés pour le perdre et avec la confusion de ses adversaires. ”
Source : Gallica

Cour d'assises de Blois. Audience du 16 octobre…

“ D. Vous savez qu'on a fait chez vous des visites domiciliaires. On a trouvé une lettre d'un sieur Gelot pour la dauphine de France. Avez-vous connaissance que ce papier ait été trouvé chez vous ? — R. Je me souviens que M. Gelot, qui m'est tout à fait inconnu, m'apporta une lettre pour Mme. la dauphine. Je n'ai pas eu l'occasion de la faire passer aux augustes habitans d'Holy-Rood. Elle est restée dans mon cabinet. Il est naturel qu'étant en évidence et connu pour être l'avocat d'Holy-Rood, on vint me trouver pour me remettre de pareilles lettres. ”
Source : Gallica

Cour d'assises de Blois. Audience du 16 octobre…

“ Mais, Messieurs, un. magistrat ne doit consulter que sa conscience, sa loyauté et cette haute justice inspirée par l'honneur. Les débats qui se sont passés sous vos yeux nous semblent avoir donné à tous, sur la vérité des faits, une conviction que nous partageons, et nous venons déclarer que nous renonçons à soutenir l'accusation. ( Applaudissemens répétés ) Point d'applaudissemens, s'écrie M. l'avocat-général, je remplis un devoir et ne recherche l'approbation de personne.
Déjà, messieurs les jurés, dans la séance d'hier, nous voulions abandonner l'accusation.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature