Résumé

De Valblette Observations préliminaires pour la défense… (1830)

Dire que le chef d'un état ne doit pas veiller à sa sûreté c'est dire qu'il n'en est pas le chef, ou bien que l'état doit périr. Le père, chef naturel de la famille, ne doit-il pas pourvoir à la sûreté de ses enfans ? Eh bien ! pour verser le sang de quatre prisonniers , on étouffe le principe le mieux gravé dans nos coeurs, on dépouille le souverain des droits de la simple humanité, car l'existence du souverain étant celle du gouvernement, ces deux vies se liant inséparablement, le péril qui menace l'une menace simultanément l'autre. Préserver le souverain, c'est préserver l'état.
Source : Gallica

De Valblette Observations préliminaires pour la défense… (1830)

Nul gouvernement sur la terre ne pourrait rester debout s'il n'avait le droit de pourvoir à sa sûreté. Ce pouvoir est préexistant aux lois, parce qu'il est dans la nature des choses ; le retrancher, c'est par le fait retrancher le sceptre ; et pouvait-il entrer dans l'ame d'un souverain de deshériter sa race? L'article 14 attribuait donc au roi de faire des ordonnances pour la sûreté de l' état. Si la sûreté de l'état était menacée, il n'y a donc pas eu infraction à la Charte, il n'y a donc pas eu violation du serment.
Source : Gallica

De Valblette Observations préliminaires pour la défense… (1830)

Que si au contraire on respecte la Charte telle qu'elle a été donnée par Louis XVIII, jurée par Charles X, dans un péril subit, un accident politique, une ordonnance rétablit l'équilibre et sauve de la révolution. Peut-il y avoir sûreté pour la patrie quand il dépend d'un seul vote d'arrêter les rouages de l'Etat, de détruire l'organisation de la France, en un mot, de refuser le budjet?
Source : Gallica

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