Résumé

Discours sur l'introduction du gouvernement représentatif en Espagne… (1823)

Qu'importe au peuple qu'on lui dise ce qu'il paie, pourquoi il paie, comment et en quoi on emploie ce qu'il paie, si, pour toutes ces opérations, il faut des assemblées nationales, des pairs, des députés, des bureaux, des tables, un essaim d'employés qui dévorent le peuple sous le prétexte de satisfaire sa curiosité? tout cela existe néanmoins chez les nations où le gouvernement représentatif s'est établi. Toutes se plaignent à la fois de l'énormité des impôts; toutes reconnoissent l'impossibilité de les acquitter, et toutes regardent leurs anciens régimes comme leur âge d'or.
Source : Gallica

Discours sur l'introduction du gouvernement représentatif en Espagne… (1823)

Les cabinets étrangers nous regardent comme un peuple empesté ; les sages nous crient de toutes parts, pour que nous contemplions nos plaies et le bourbier où nous sommes plongés ; les hommes sensibles de tous les pays s'attendrissent sur notre position; mais les méchans seuls qui, depuis trente ans, inondent la terre de crimes inouis, les apôtres du désordre et du cahos et les athlètes de la révolution universelle, sont les personnages qui nous applaudissent, qui nous encouragent et qui considèrent la révolution d'Espagne comme leur propre ouvrage.
Source : Gallica

Discours sur l'introduction du gouvernement représentatif en Espagne… (1823)

Néanmoins, nous pouvons toujours affirmer qu'une monarchie vraiment représentative jamais n'a existé, et n'existe actuellement nulle part; et, par conséquent, que cette espèce de gouvernement n'est qu'une simple théorie.
L'Espagne pourra-t-elle s'accommoder de
voir substituter un système philosophique, inconnu dans le monde politique, si ce n'est depuis quelques jours ; un système enfanté par les principes des protestans, à une constitution vraie, réelle, qui date de quatorze siècles, et formée par le catholicisme le plus pur?
Source : Gallica

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