Résumé

Edmond Boichut La bataille des frontières : (22 août 1914… (1936)

Le régiment se déploie comme sur le terrain de manœuvre et se porte à l'attaque sous un feu d'artillerie très vif, mais qui, dans l'ensemble, n'occasionne que des pertes légères; les projectiles fusants éclatent trop haut.
Le 2e bataillon franchit la crête à l'abri de laquelle il s'est déployé et s'engage sur le terrain découvert qui descend en pente douce vers Ville-au-Montois. Un violent combat de feux s'engage presque immédiatement avec l'infanterie adverse qui s'est infiltrée en rampant dans les avoines encore sur pied, où elle est littéralement invisible.
Source : Gallica

Edmond Boichut La bataille des frontières : (22 août 1914… (1936)

La vérité est que, quand une attaque est rejetée avec de grosses pertes, par les rafales du fusil et de la mitrailleuse proche, la marche en retraite de l'infanterie vers le point d'appui immédiat, latéral ou en arrière, est instantanée et rapide, et que l'allure du combat, devenant ainsi, d'offensif, défensif, change immédiatement, alors que les déplacements de l'artillerie sont, eux, « ponctuels » et par conséquent lents.
Source : Gallica

Edmond Boichut La bataille des frontières : (22 août 1914… (1936)

Elle était traversée de quelques coups de feu isolés, l'ennemi, m'a-t-on affirmé plus tard dans le pays, ayant ce soir-là, parfois achevé certains de nos blessés? Un immense cercle de nos villages en flammes, incendiés sans aucune raison militaire par l'ennemi, rougeoyait sur tout l'horizon!. Je me trouvais donc, de ma personne, encore après vingt heures à La Haute-Borne, m'arrachant avec peine à la vision lugubre de mon premier champ de bataille, pour rédiger et expédier mes ordres.
Source : Gallica

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