Résumé

Edmond Bonnaffé Bordeaux il y a cent ans. Un armateur bordelais… (1887)

Tout y est, le ton, les mœurs, les façons de parler, le souffle des idées nouvelles, l'ancien monde qui s'en va et le monde nouveau qui vient. Madame de La Roche est bienveillante, soit; mais enfin elle raconte ce qu'elle a vu et comment elle l'a vu, avec ses yeux et avec son cœur, sans parti pris, sans thèse à soutenir ; et les gens qu'elle met en scène à la veille même de la Révolution n'ont rien de commun, à Bordeaux du moins, avec ce prétendu monde usé, vermoulu, pourri jusqu'aux moelles et mûr pour la guillotine dont on nous rabat les oreilles.
Source : Gallica

Edmond Bonnaffé Bordeaux il y a cent ans. Un armateur bordelais… (1887)

Celui-ci l'encouragea dans ce projet et, quand les deux jeunes gens eurent quitté la France, c'est encore le vieil octogénaire qui consola son fils de leur absence, « l'aidant à supporter le chagrin et l'inquiétude, conséquence de cette douloureuse séparation. »
Dans les dernières années de sa vie, François Bonnaffé vivait retiré dans sa maison de la place de la Comédie; il n'en sortait guère et se faisait traîner tous les jours sur le balcon; que de fois il dut jeter un regard mélancolique sur son cher Bordeaux, jadis si riant, si vivant et si prospère, aujourd'hui désert et ruiné!
Source : Gallica

Edmond Bonnaffé Bordeaux il y a cent ans. Un armateur bordelais… (1887)

Mme Both
ferme avec Mme Teaulon, une des femmes les plus séduisantes de Bordeaux. Elle n'a pas encore trente ans et réunit à tout l'éclat de la toilette à la mode, la beauté, l'esprit et les façons les plus avenantes. M. de Lisleferme avait invité avec moi six membres de l'Académie de Bordeaux ; il voulait sans doute me faire savourer l'esprit et le vin de la Garonne, afin que je puisse dire : J'ai vu la véritable société française qui, suivant le mot de Montesquieu, « dériderait la mélancolie même. »
Source : Gallica

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