Résumé

Ernest Faligan "Le mal et le bien" par M. Eugène Loudun… (1884)

Ce qui frappe avant tout dans un chef-d'œuvre païen, c'est le côté plastique ; dans une œuvre chrétienne, c'est l'expression. L'âme, toujours, y a le pas sur la matière, et non seulement dans la peinture et la sculpture, mais dans l'art même où la matière, par sa masse énorme, semble devoir nécessairement l'emporter : dans l'architecture. Ce qui saisit l'âme et l'émeut, à la vue d'une cathédrale chrétienne, c'est moins les dimensions imposantes, la beauté des lignes et l'infinie variété des détails, que la grande pensée d'adoration et d'amour dont elle est l'épanouissement gigantesque.
Source : Gallica

Ernest Faligan "Le mal et le bien" par M. Eugène Loudun… (1884)

L'humanité ne l'avait jusqu'alors jamais connue ; elle n'en avait eu du moins que de vagues et d'impuissantes lueurs, et M. Eugène Loudun le démontre avec une abondance de preuves qui réduisent à néant toutes les assertions contraires des ennemis du christianisme. Un monde nouveau commence, qui, n'ayant point ses racines sur la terre, mais dans le ciel, n'a pas de précurseurs dans le passé, ni d'ancêtres. De la loi divine apportée par le Christ découlent des vertus nouvelles, ignorées du paganisme : l'amour de Dieu, l'amour des hommes les uns pour les autres.
Source : Gallica

Ernest Faligan "Le mal et le bien" par M. Eugène Loudun… (1884)

Aussi le panthéisme ne conseille-il point à l'homme de s'élever au-dessus de la nature, et de tendre, d'un essor persévérant, vers les sphères lumineuses du monde surnaturel. Il l'engage à borner sagement ses aspirations aux biens certains et saisissables de la terre. Au-dessus de sa tête, il étend, comme une voûte impénétrable , les nuages du doute et de la négation ; à ses pieds, il attache le lourd boulet de la matière, et il le ramène, forçat lamentable, au bagne des sens, pour qu'il s'y vautre dans la fange du plaisir et du vice.
Source : Gallica

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