Eugène Gayot

Résumé

Eugène Gayot Études hippologiques (1845)

Il n'y a pas en Angleterre, dans toute l'Europe, une seule race chevaline de pur sang. Le cheval de pur sang ne peut naître qu'en Arabie; et encore, entendons-nous bien, tous les chevaux arabes ne forment pas une seule et même famille, une race unique que l'on puisse décorer du nom de pur sang. Toutes ont plus ou moins de noblesse et de valeur ; mais celles-là seulement qui portent sans atteinte, extérieurement et intérieurement, physiologiquement et moralement, le sceau de toutes les perfections compatibles avec la nature de l'espèce, celles-là seulement sont de pur sang.
Source : Gallica

Eugène Gayot Études hippologiques (1845)

Comment donc le sang n'aurait-il pas toute action , toute puissance dans l'acte de la génération? Où serait alors le principe d'hérédité? Le fait même de la copulation ne donne, tout formés, ni les os , ni les chairs ; il ne produit, entiers, ni le cerveau, ni le cœur, ni les poumons, ni aucun organe quelconque ; il en transmet le principe, car il les contient tous , et nul ne se développera en dehors de son influence.
Le phénomène le plus difficile à comprendre, celui que l'on ne tente même pas d'expliquer, tant il est ténébreux, c'est la production du germe.
Source : Gallica

Eugène Gayot Études hippologiques (1845)

Un système rationnel d'élevage balance une foule d'inconvénients, aplanit mille difficultés, supplée à bien des exigences.
Un régime approprié non seulement à la convenance, mais surtout à l'aptitude des races, n'est-ce pas le grand secret d'une production toujours intelligente, toujours heureuse, toujours utile?
L'éleveur de bestiaux, encore un coup, ne travaille pas exclusivement pour lui, il ne produit pas pour son unique consommation : la raison dernière de ses efforts et de son labeur est tout entière dans la satisfaction des besoins généraux, car là sont l'utilité et le profit.
Source : Gallica

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