G. Du Petit-Thouars

Résumé

G. Du Petit-Thouars Les Invalidations et la justice… (1890)

Cependant qu'on ne se fasse point illusion : toute majorité, quelle que soit sa couleur, armée en pareille matière d'un pouvoir souverain, sera toujours encline par la force des choses à commettre les mêmes fautes, à sacrifier la justice à la passion et à ses intérêts. Ce que nous combattons, ce n'est pas seulement l'attitude de cette Chambre en particulier, c'est d'une manière générale l'attribution des causes électorales à la juridiction parlementaire. Une majorité, si bien composée qu'on la suppose, ne pourra jamais se dégager de l'esprit de parti, résister à ses suggestions.
Source : Gallica

G. Du Petit-Thouars Les Invalidations et la justice… (1890)

Nous exprimions en commençant une crainte: la vérification des pouvoirs peut elle être conduite avec justice et impartialité, si elle est remise à la majorité même dont les intérêts sont en jeu? Le bon sens disait non; l'examen des faits n'a que trop démontré la justesse de ces pronostics, et, par cela même, la nécessité d'une réforme.
En politique, tout semble licite.
Source : Gallica

G. Du Petit-Thouars Les Invalidations et la justice… (1890)

En regard de ces imprécations d'un fanatique, nous tenons à placer une profession de foi toute différente, inspirée celle-là par le véritable esprit de justice et d'équité, le seul qui devrait dicter ses décisions à une haute cour électorale digne de ce nom, et nous le faisons d'autant plus volontiers que cela nous permet de rendre hommage au caractère d'un homme qui honore le parti républicain libéral, le docteur Desprès, député de la Seine, l'infatigable adversaire des stupides et barbares laïcisations du conseil municipal de Paris.
Source : Gallica

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