Résumé

G. Gouzy Essai sur la vie de Joseph-Jean-Antoine Rigal… (1866)

Cependant personne n'ignore quels enseignements trouve l'élève à suivre de près un grand chirurgien, à entendre à chaque instant ce que j'appellerai ses cliniques d'occasion, mille fois plus utiles que les grandes cliniques d'apparat, et, lorsque le bagage scientifique du maître est, comme celui de Rigal, rempli d'innovations heureuses et d'aperçus ingénieux, quels trésors se perdraient si tout cela s'enfouissait dans la tombe de l'artiste, si les quelques élèves à qui il fut donné de le connaître ne réunissaient ces richesses éparses pour reconstituer l'œuvre qui doit survivre à l'homme.
Source : Gallica

G. Gouzy Essai sur la vie de Joseph-Jean-Antoine Rigal… (1866)

LA VIE DU DOCTEUR RIGAL.
i.
Lorsqu'un illustre chirurgien se voit, après une longue et brillante carrière, au milieu d'un vaste amphithéâtre rempli d'auditeurs, et qu'il est entouré d'une pléiade de disciples devenus maîtres à leur tour, il peut, avec un légitime orgueil, défier la faux du temps et s'écrier avec le poète antique : « non omnis moriar » Lors même que, comme Dupuytren, il laisserait peu ou point d'écrits, son œuvre survivra : il a fait des élèves qui perpétueront son enseignement et ses méthodes et feront vivre par la tradition scientifique la mémoire de son génie.
Source : Gallica

G. Gouzy Essai sur la vie de Joseph-Jean-Antoine Rigal… (1866)

« Voyons, dit-il, M. le Gascon, si vous « serez plus heureux que nous, » et il lui tendait la sonde. — Rigal, dont la hardiesse égalait la modestie, prend la sonde en disant simplement : « J'accepte votre offre; car, là où un maître « comme vous a échoué, nulle réputation ne « court risque, et si je réussis, je me couvre de « gloire. » Avant que ces mots fussent achevés, la vessie du malade était vidée aux applaudissements de ceux qui suivaient la visite.
Source : Gallica

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