Résumé

Gabriel Bouffier La vie du vénérable serviteur de Dieu… (1868)

Le père Pignatelli en était nommé recteur, et devenait en Italie le premier maître du noviciat de l'Ordre renaissant. Le serviteur de Dieu, vivement ému sous le poids du fardeau qu'il se croyait indigne de porter, se jeta aux pieds du père Panizzoni, et lui dit d'un air confus et humilié : « Quoi ! mon révérend Père, moi maître des novices ! mais, croyez-le bien, je ne suis pas capable d'une pareille charge; vous avez bien des Pères que je connais et qui sont bien plus propres que moi à remplir cet emploi ; pour moi, je ne suis bon qu'à enseigner la grammaire aux petits enfants. »
Source : Gallica

Gabriel Bouffier La vie du vénérable serviteur de Dieu… (1868)

Ces actes de charité et d'humilité remplissaient les cœurs d'admiration. Lorsque le duc les eut appris, il s'écria tout ému : « Oh !
le père Pignatelli est un saint ! » Seul, le serviteur de Dieu trouvait sa conduite toute simple et toute naturelle ; et, quand on lui en marquait de l'étonment, il répondait en souriant : « Que voulezvous que je vous dise? il est mort un pauvre homme; et, comme personne ne voulait porter son corps à l'église, je l'ai porté moi-même : voilà toute l'affaire, et il n'y a pas de quoi s'en occuper. »
Source : Gallica

Gabriel Bouffier La vie du vénérable serviteur de Dieu… (1868)

« Ne vous affligez pas, leur dit le serviteur de Dieu, je vous laisserai à ma place un supérieur qui aura pour vous des entrailles vraiment paternelles. Je pourrais bien, continua-t-il, vous donner le père un tel, et il le nomma. C'est un homme d'une intelligence peu commune, et un religieux d'une solide vertu et que j'estime beaucoup, mais sa vertu penche vers l'austérité ; vous avez parmi vous un bon père américain, qui est tout de miel ; je vous le donne. »
C'est ainsi que le vénérable serviteur de Dieu constituait la nouvelle province napolitaine.
Source : Gallica

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