Résumé

Jahiel Corozaïn Silhouettes de Chinois neufs pour les vieux paravents (1870)

Que vous en semble, illustre Alquif?...
Et la Lune, tout en s'abandonnant à son ironique saillie dont elle ne pensait pas un mot, m'invitait par un fin regard à la démentir.
— Il me semble, noble dame, que l'immortalité même de ceux que vous nommez si bien vos sensitives, cesserait, s'il était possible que leur éternelle grâce de jeunesse naïve cessât.
— C'est vrai, Seigneur, et ma question n'était qu'un jeu : Indifférence de l'Art et de la Poésie, c'est comme si j'avais dit : obscurité de la lumière...
Source : Gallica

Jahiel Corozaïn Silhouettes de Chinois neufs pour les vieux paravents (1870)

« C'est Alquif, c'est Alquif ! — chantait un passereau bleu, brillant comme un saphir au milieu du feuillage. — C'est le féal serviteur de celle dont la beauté est si parfaite, qu'on l'a nommée Fleur-des-Rêves. »
Alors s'élevèrent des voix mystérieuses, dont les notes pures et vibrantes s'égrenaient autour de moi comme une pluie de perles; et je sentais mon coeur doucement bercé par des paroles de bienvenue que je n'oublierai jamais, puisqu'elles m'apportaient la première brise et le premier écho de nos rivages qui fussent venus me réjouir depuis mon départ.
Source : Gallica

Jahiel Corozaïn Silhouettes de Chinois neufs pour les vieux paravents (1870)

Allons, voici l'arc-en-ciel qui nous jette son plus beau pont pour descendre. Je vais vous laisser au coeur de la cité; là, vous n'attendrez pas longtemps, ou je me trompe fort, avant qu'un produit indigène quelconque vous aide à son insu à entamer votre étude; votre sagesse et vos pouvoirs d'enchanteur feront le reste.
— Puisse une heureuse circonstance nous réunir bientôt, répondis-je.
— Oui, oui, interrompit gaillardement le Soleil; et puisse aussi le seigneur Alquif ne pas m'en vouloir de m'être diverti à son sujet en le prenant à Nullopolis en flagrant délit de si drôle société.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature