Jean Tranchant,
Rodrigue
(1947)
“ Paulette, biche apeurée, n'osait parler, paralysée à la pensée d'abandonner Rodrigue. — Tu hésites, souffla Heinrich, à cause du petit sauvage ? — Quoi ?... Tu sais ?... Parbleu ! tout le monde savait... Les passions de Paulette se voyaient à l'œil nu : quand son visage rayonnait, quand ses cheveux flambaient de jeunesse, quand elle éclatait en mots percutants et pétillait. Elle était partout; délicieuse à voir, une vraie friandise. On disait « en pleine forme »... Et puis, elle retournait à la mélancolie. Le jeu de l'amour qu'elle préférait à tous les autres, semait sa vie d'obstacles. ”
