Joseph-Marie de Gérando,
Considérations sur les diverses méthodes à suivre dans l'observation des peuples sauvages…
(1800)
“ Le sentiment de l'amour chez les Sauvages est-il purement physique ? N'admet-il aucune idée de confiance, de privilège, de dévouement, d'association morale ? Cesse-t-il avec la jouissance, ou de quelle durée est-il susceptible? Se fixe-t-il sur un seul individu, ou se dirige-t-il indistinctement sur plusieurs, et alors ne porte-t-il avec lui aucune idée d'infidélité et d'inconstance ? Les faveurs des femmes sont-elles considérées uniquement comme la récompense de l'amour, et quel prix les hommes y attachent-ils ? ”
