Résumé

Portrait de Joseph-Marie de Gérando Joseph-Marie de Gérando Considérations sur les diverses méthodes à suivre dans l'observation des peuples sauvages… (1800)

Le sentiment de l'amour chez les Sauvages est-il purement physique ? N'admet-il aucune idée de confiance, de privilège, de dévouement, d'association morale ? Cesse-t-il avec la jouissance, ou de quelle durée est-il susceptible? Se fixe-t-il sur un seul individu, ou se dirige-t-il indistinctement sur plusieurs, et alors ne porte-t-il avec lui aucune idée d'infidélité et d'inconstance ? Les faveurs des femmes sont-elles considérées uniquement comme la récompense de l'amour, et quel prix les hommes y attachent-ils ?
Source : Gallica

Portrait de Joseph-Marie de Gérando Joseph-Marie de Gérando Considérations sur les diverses méthodes à suivre dans l'observation des peuples sauvages… (1800)

Jusqu'où s'étend l'union des membres de la société? Quelle est sa solidité ? Quelles sont les occasions , les circonstances , les effets des discordes civiles ? Les révolutions sont-elles fréquentes, sanglantes? Les loix ont-elles besoin d'une sanction générale ? Y a-t-il même des loix, ou si la volonté de ceux qui gouvernent en tient lieu? Comment les loix se conservent-elles ?
De quel œil une peuplade considère-t-elle celles qui l'entourent et qui vivent sous une autre autorité? Sontelles naturellement en guerre, ou si elles vivent ordinairement en paix?
Source : Gallica

Portrait de Joseph-Marie de Gérando Joseph-Marie de Gérando Considérations sur les diverses méthodes à suivre dans l'observation des peuples sauvages… (1800)

La vraie philosophie, toujours d'accord avec la morale, nous tient un autre langage. La source des utiles lumières, nous dit-elle, comme celle du solide bonheur, est en nousmêmes. Nos lumières dépendent sur-tout de l'état de nos facultés ; mais comment perfectionner nos facultés, si nous n'en connaissons la nature et les loix ? Les élémens de la félicité sont les sentimens moraux; mais comment développer ces sentimens, si nous n'examinons le principe de nos affections et les moyens de les diriger ? C'est en s'étudiant qu'on s'améliore ; le sage est celui qui se connaît bien.
Source : Gallica

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