Résumé

L'affaire de Longpré, Somme, 28 décembre 1870… (1872)

A peine débarqué, le commandant de Peretti entend des coups de fusil dans le lointain ; des paysans arrivent fort émus annoncer qu'une quarantaine de mobiles, en reconnaissance sur la Somme, sont engagés avec les Prussiens. Il dispose aussitôt ses hommes qu'il lance au pas gymnastique, et ramassant sur sa route, avec l'aide du capitaine Bident, et à Condé-Folie, qu'il traverse, tout ce qui lui tombe de mobilisés sous la main, il s'efforce de les entraîner avec lui pour grossir sa petite troupe, trop peu nombreuse en face d'un ennemi dont il ignore la force et la position.
Source : Gallica

L'affaire de Longpré, Somme, 28 décembre 1870… (1872)

Toujours en quête de fouiller le pays qu'ils occupent, comme de reconnaître jour par jour, heure par heure, l'ennemi qui leur est opposé, si peu redoutable qu'il parût même, les Prussiens, fidèles à cette tactique, n'avaient pas négligé un seul jour, depuis leur établissement à Amiens et à Picquigny, de lancer leurs cavaliers en avant ; et ceux-ci, soit par la rive gauche, soit par la rive droite de la Somme, s'étaient aventurés jusques en
vue et dans les faubourgs d'Abbeville.
Source : Gallica

L'affaire de Longpré, Somme, 28 décembre 1870… (1872)

Quand M. le curé d'Airaines se présenta à la porte du chœur, il se trouva en présence d'un double obstacle, et de cette porte elle-même qu'on ne pouvait plus ouvrir, et du sergent qui le reçut assez mal. Cet homme était ivre et venait de se livrer à des voies de fait brutales sur un de ses soldats pour un motif futile ; celui-ci, en éclairant son supérieur qui voulait briser la clef de la grille, avait eu la maladresse de s'approcher trop près de lui et de heurter son casque qui tomba lourdement sur le pavé : le sergent le roua de coups de plat de sabre pour l'apprendre à vivre.
Source : Gallica

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