Résumé

Les congrégations et l'impôt : du droit d'accroissement (1896)

Pouvez-vous assimiler, disent-ils, des sociétés qui ont pour but le lucre et le gain à des associations où tous les membres ont fait vœu de pauvreté et de sacrifice, où tous les membres se consacrent uniquement à des œuvres de dévouement. L'égalité exige que, dans les mêmes circonstances, l'impôt frappe de la même manière tous les citoyens sans acception de leurs qualités personnelles. Tous les citoyens ne paient pas, ne peuvent pas payer et ne doivent pas payer les mêmes impôts, pas plus qu'ils n'ont tous la même profession, la même situation de fortune les mêmes besoins.
Source : Gallica

Les congrégations et l'impôt : du droit d'accroissement (1896)

RÉGIME FISCAL DES CONGRÉGATIONS
En dehors des dangers économiques que nous venons de signaler, pouvant résulter de l'accroissement exagéré des biens de mainmorte, il en existe un autre au point de vue purement fiscal. On sait combien sont élevés les droits d'enregistrement perçus à l'occasion des mutations entre vifs ou par décès. Or,,les biens appartenant à une personne morale supposée ne jamais mourir, à cause de leur nature même, ne payeront pas les impôts de ce genre ; d'autre part, les gens de mainmorte aliènent bien plus rarement que les autres propriétaires.
Source : Gallica

Les congrégations et l'impôt : du droit d'accroissement (1896)

Énfin, disent nos adversaires, la loi de 1895 frappe uniquement les Sociétés religieuses, et, par suite, elle crée un impôt inique puisqu'il a pour but d'atteindre une catégorie de citoyens qui se consacrent avant tout à des oeuvres de bienfaisance, d'assistance et de charité ; les grever d'impôts, c'est s'emparer c'est confisquer le pain des pauvres.
Source : Gallica

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