Louis de Viel-Castel,
La Justice politique en Espagne sous Philippe II
“ Ce qui suffit pour peindre l’époque, c’est que, dans la pensée du poète, le rôle assigné à Philippe II ne déroge nullement à la grandeur, à la majesté du caractère royal ; c’est que ce don Diégo de Cordova qui accepte si gaiement les fonctions de bourreau est présenté, non pas comme un satellite farouche, mais comme un jeune et noble courtisan dont l’enjouement et les saillies dérident parfois l’austérité de son maître. En exécutant l’ordre du roi avec un aveugle empressement, il croit remplir le devoir d’un loyal sujet. ”
