Léon Tolstoï,
Hadji Mourad et autres contes
“ Oulim Khan était étendu sur le ventre, dans une mare de sang. Abounountzan se battait contre les murides. La moitié de son visage était coupée et pendait. Il la retenait d’une main ; et de l’autre qui tenait un poignard, il frappait tout ceux qui s’approchaient de lui. Sous mes yeux il tua le frère de Gamzat et allait se jeter sur un autre quand un muride tira sur lui. Il tomba... Hadji Mourad s’arrêta ; son visage bronzé rougit et ses yeux s’injectèrent de sang. — Saisi de frayeur, je m’enfuis... — Ah ! ah ! fit Loris Melikoff. Moi qui pensais que tu n’avais jamais eu peur de rien ! ”
