Marie-Anne Adélaïde Le Normand

Résumé

Marie-Anne Adélaïde Le Normand,  Le petit homme rouge au château des Tuileries… (1831)

“ Quoique cette princesse ait vu s'échapper pour elle le bandeau de la royauté, je puis assurer sincèrement que Madame la Dauphine m'a convaincu qu'un Français malheureux, lui fût-il même opposé, ne devait ni ne pouvait s'apercevoir qu'elle fût à Holy-Rood. » Ici ses pleurs coulèrent en abondance. La vérité se pencha vers lui ; aussitôt le vieux grognard fit un geste expressif, en disant : « Pauvre Berry ! pauvre Berry ! j'ai vu ta tête glacée ; en vain je cherchais à découvrir le secret de ta mort. L'ange des tombeaux nous l'apprendra peut-être. » ”
Source : Gallica

Marie-Anne Adélaïde Le Normand,  Le petit homme rouge au château des Tuileries… (1831)

“ Rien n'est plus aisé que de séduire la multitude en lui promettant la liberté sans partage; sous prétexte de la servir, on la trouvera toute disposée... Vous préférez depuis quelques instans de marcher tortueusement à votre but, vous n'en êtes pas moins l'ame d'un parti. Ce parti déclare la guerre aux rois européens ; votre ambition, dictatorialement sourde et cachée, vous porte à vouloir gouverner l'univers... Si votre entreprise échoue, vous-même peut-être serez forcé d'aller ensevelir vos regrets, et pleurer votre exil ! non sur les ruines fumantes de cette autre Carthage ! ”
Source : Gallica

Marie-Anne Adélaïde Le Normand,  Le petit homme rouge au château des Tuileries… (1831)

“ Effets de la fureur du peuple, servez à jamais de leçon aux princes, entourés de flatteurs et de nombreux satellites. Vous tous ambitieux du pouvoir de vos maîtres ! vous tous qui prétendez recueillir les fruits du libéralisme calculé à votre profit, tremblez en lisant l'histoire de la révolution présente ; que le glaive terrible de la vengeance populaire sans cesse étincelle à vos yeux, et que, semblable à Damoclès (I) , la crainte d'en être frappés rende toutes vos jouissances imparfaites. ”
Source : Gallica

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