Maurice Paléologue,
Les Lettres d’amour de la religieuse portugaise
“ Pour peu qu’on ait le don de sympathie, on sent naître cette émotion particulière, faite de pitié, de tendresse, de retour mélancolique sur soi-même, qu’appelle du fond de notre être la confidence d’une grande douleur. Pour peu qu’on incline au rêve, la douce vision, depuis si longtemps évanouie, semble s’éveiller à la vie, à cette vie idéale qui est peut-être plus vraie que celle de la réalité. On se plaît à la suivre, d’une pensée recueillie, dans la voie douloureuse où, lambeau par lambeau, elle laissa tout son cœur, et l’on croit assister au long tourment de cette âme en détresse. ”
