Maurice Viot, Prévention et répression de la criminalité des foules… (1936)
“ Or, c'est l'organisation qui permet à ce dernier, comme à tout groupement, de vivre et de durer: la foule au contraire ne peut substituer aucun agencement à celui qu'elle vient de bouleverser: elle fait figure de masse sociale à la fois naissante et sur le point de finir. Phénomène passager et instable, qu'il est difficile de saisir à l'état pur, elle tend à se transformer, — si elle n'est dissoute aussitôt évanouis l'émotion ou le fait qui lui ont donné le jour — en un groupement plus viable: bande, réunion, assemblée, secte ou même simple public-lecteur. ”
