Résumé

Noguiès Rapport [de M. Noguiès] adressé… (1892)

Le législateur, messieurs, ne pouvait trouver rien de mieux pour favoriser la vente des animaux atteints de maladies contagieuses, c'est-à-dire introduire partout les germes de contage, favoriser la fraude et tromper les acheteurs.
Donc : en droit, le vendeur d'un animal malade ne connaîtra jamais la nature de la maladie dont son animal est atteint. En fait, il la connaîtra toujours ; car s'il ne la connaissait pas, il ne serait pas excusable attendu qu'il n'avait qu'à faire examiner son animal par un vétérinaire pour ne pas l'ignorer.
Source : Gallica

Noguiès Rapport [de M. Noguiès] adressé… (1892)

Jamais à aucune époque il ne s'est vendu autant d'animaux atteints de ces maladies et surtout de la tuberculose. En
effet, sous l'empire de la loi de 1838, la phtisie pulmonaire étant rédhibitoire, les animaux de l'espèce bovine atteints de tuberculose étaient sacrifiés pour la boucherie parce que leurs possesseurs se seraient bien gardés de s'exposer aux suites préjudicielles de la rédhibition. La viande que ces animaux fournissaient à la consommation ne pouvait aucunement nuire à la santé publique parce qu'ils étaient sacrifiés avant l'épuisement par le travail et les progrès de la maladie.
Source : Gallica

Noguiès Rapport [de M. Noguiès] adressé… (1892)

Lorsque je les vois surtout, pour arriver à leur but, voter pour le service sanitaire un supplément de crédit que personne ne réclame, je crois être en droit de dire que nous avons en présence, non des hommes aux idées étroites, mesquines et rétrogrades, mais de vrais philanthropes et de vrais hygiénistes qui se rendent un compte exact de la situation.
Source : Gallica

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