Olga de Pitray

Olga de Pitray

Résumé

Portrait de Olga de Pitray Olga de Pitray Le fils du maquignon (1878)

C'était un pavillon entre cour et jardin : au rez-de-chaussée étaient l'antichambre, la salle à manger, la cuisine et une petite chambre fort gentille pour Porphyre ; au-dessus, l'atelier de Germain et deux chambres pour lui et Friquet : le jardin était pour eux seuls. La maison était simplement, mais suffisamment meublée. Le jeune artiste fut ému et ravi en voyant dans l'atelier le buste de sa mère, que le général avait eu la délicate attention d'apporter pour Germain.
On juge si toutes ces heureuses circonstances enflammaient l'ardeur du jeune homme.
Source : Gallica

Portrait de Olga de Pitray Olga de Pitray Le fils du maquignon (1878)

En entendant ces paroles, Julienne éclata en sanglots et se laissa tomber dans les bras du jeune homme éperdu.
Il la soutenait avec amour, tout en couvrant de baisers son front pâli et ses mains tremblantes, tandis que, sur un signe suppliant de Julienne, Friquet, qui riait et pleurait à la fois, rassemblait les dessins et les remettait à la pauvre mère. Puis, aidée par Germain, Julienne s'assit et regarda longuement les travaux de son enfant; elle semblait revivre dans cette contemplation ardente. « C'est beau! murmurait-elle; tu arriveras à la gloire. »
Source : Gallica

Portrait de Olga de Pitray Olga de Pitray Le fils du maquignon (1878)

Oh! ma Julienne, pauvre amie repoussée et méconnue par ma coupable folie, puisses-tu prendre ma vie et la raison dont j'ai si mal usé, pour me donner ta misère à la place ! »
Et Robert, s'arrachant les cheveux, tomba à genoux devant le docteur tout ému.
« A tout pécheur miséricorde, mon pauvre ami, dit M. Bonnel en s'essuyant les yeux et en le forçant à se relever : espérez!. Le Ciel m'est témoin que je ferai tout mon possible pour rendre la raison à votre excellente et malheureuse femme. »
Source : Gallica

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