Résumé

Pham-Quang-Bach Essai sur l'idée de la loi dans le code Gia-Long (1935)

Mais il est plus beau en même temps que plus urgent de se conformer à la loi naturelle, de commencer par scruter le sens de l'univeïselle harmonie, par sonder les profondeurs de l'univers moral.
La vision de l'ordre du monde importe plus à l'individu et à l'espèce que la fabrication et l'étude des lois. Voilà pourquoi le droit ne doit point occuper dans l'ensemble du savoir une place de choix, à l'égal de l'éthique ou de la philosophie. Voilà pourquoi en Chine et en Annam, la droit n'a pas été ce qu'il était à Rome, un objet de culte et un objet d'amour.
Source : Gallica

Pham-Quang-Bach Essai sur l'idée de la loi dans le code Gia-Long (1935)

Elle est l'œuvre de la volonté toute puissante du Prince, le principe de la loi, la Raison et l'Ordre étant en lui vivants. Touché par la grâce divine, mandaté sur la terre par l'omnipotent Maître des Mondes, il s'ouvre simplement au flot de vie céleste qui voudrait, à travers lui, atteindre les autres hommes. Le besoin de répandre autour de lui ce qu'il a reçu du Ciel, il le ressentira comme un élan d'amour. Amour qui fait que le Prince est aimé ainsi pour lui-même et que, par lui, pour lui, chacun de ses sujets laissera son âme s'ouvrir à l'amour de la Cité.
Source : Gallica

Pham-Quang-Bach Essai sur l'idée de la loi dans le code Gia-Long (1935)

C'est l'idée que la famille se prolonge dans la durée comme elle s'étend dans l'espace, que l'humanité est composée plus de morts que de vivants, que la piété filiale ne s'évanouit pas avec la vie, mais qu'elle ira rejoindre les morts dans l'autre monde. La morale annamite se refuse à croire qu'il puisse y avoir une solution de continuité entre la mort et la vie. Les morts vont et viennent parmi les vivants, ils sont là, invisibles et présents, sur l'autel où leurs descendants viendrait de temps à autre leur offrir un peu d'encens et de fleurs.
Source : Gallica

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